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Les 25 ans de l'obtention de la gestion scolaire soulignés par les francophones de l'Î.-P.-É.

La communauté francophone de l'Île-du-Prince-Édouard fête les 25 ans de l'obtention de la gestion des écoles de langue française.

Un texte de Louis Mills

Il y a un peu plus de 25 ans en fait, le 1er juillet 1990, le gouvernement de l'Île reconnaissait à la Commission scolaire de langue française la responsabilité de gérer les écoles francophones dans toute la province. Depuis ce temps, le réseau des écoles de langue française s'est grandement élargi.

Pour l'occasion, les 849 élèves des six écoles de la commission scolaire, ainsi que leurs enseignants et le reste du personnel sont tous invités à une grande fête, mercredi, au Centre Expo-Festival de la région Évangéline.

On tentera d'y établir un record Guinness, celui du plus grand nombre d'élèves d'une commission scolaire francophone qui chantent une « petite chanson » et la reprennent 25 fois.

Une longue lutte

L'obtention de la gestion a été obtenue au terme d'un long parcours, à l'Île. La première école francophone a ouvert ses portes à Rustico en 1815, et au milieu du 20e siècle il y avait des écoles de langue française partout dans la province.

Mais à partir des années 1950, une consolidation a réduit considérablement le nombre des écoles tant francophones qu'anglophones. Seules les écoles de la région Évangéline ont survécu à cette réforme. À la fin des années 1970, il n'en restait plus qu'une : l'école Évangéline, à Wellington.

Une deuxième s'est ajoutée en 1980 : l'école François-Buote de Charlottetown.

Le jugement Arsenault-Cameron

L'obtention de la gestion scolaire en 1990 n'a pas tout réglé.

Il a fallu une bataille épique de deux mères francophones de Summerside, Noëlla Arsenault et Madeleine Costa, pour que les francophones dans des régions de l'Île où ils sont peu nombreux fassent reconnaître leur droit à des écoles de langue française.

En janvier 2000, la Cour suprême du Canada a statué que le nombre de francophones à Summerside y justifiait l'ouverture d'une école. Jusque là, les élèves francophones de Summerside devaient se rendre à l'école Évangéline, à quelque 22 km de distance.

Depuis, l'École-sur-mer de Summerside est née. D'autres écoles ont suivi dans Prince-Ouest, à Rustico et à Souris.

Le jugement Arsenault-Cameron a eu des incidences ailleurs au pays : encore aujourd'hui, des communautés francophones partout au Canada s'appuient sur ce jugement pour réclamer un enseignement en français, ce dont Noëlla Arsenault est fière.

Les francophones de l'Î.-P.-É. ne se reposent pas sur leurs lauriers, cependant. Noëlla Arsenault craint que le gouvernement insulaire abolisse la Commission scolaire de langue française, comme il vient de faire pour celle de langue anglaise.

« On pensait dans le temps que c'était garanti. Mais là, quand tu vois ce qui se passe au niveau du gouvernement... Moi, j'ai une crainte. »

Lorsqu'il a annoncé sa décision en novembre dernier, le gouvernement MacLauchlan a précisé que la mesure ne toucherait pas le secteur francophone.

Avec des informations de Michel Nogue

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