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Les abeilles se portent bien à Terre-Neuve-et-Labrador

Alors que les apiculteurs du pays enregistrent de lourdes pertes de leurs colonies d'abeilles, à Terre-Neuve-et-Labrador, les abeilles d'élevage se portent plutôt bien.

Le taux de mortalité des abeilles d’élevage demeure très faible dans la province la plus à l’est du pays.

Peter Armitage, un apiculteur, n’a perdu aucune ruche durant l’hiver. Il se trouve chanceux comparativement aux autres apiculteurs du pays.

Ici sur la péninsule de Bonavista, il y a entre 40 et 50 ruches, neuf apiculteurs et on a perdu juste deux ou trois colonies d'abeilles. Pour nous, l'hiver a été bon, explique-t-il.

Étant isolée du reste du Canada, l'île de Terre-Neuve se retrouve à l'abri des différentes maladies et des insectes qui ravagent présentement les colonies d'abeilles.

Le Varroa, un acarien qui tue les abeilles y est totalement absent.

Nos apiculteurs nous disent que plus de ruches ont survécu qu'à l'habitude. On constate des pertes de plus de 40% ailleurs et nous sommes en dessous de 20%, explique Catherine Dempsey, présidente de l'association des apiculteurs de Terre-Neuve-et-Labrador.

Un contrôle gouvernemental

À Terre-Neuve-et-Labrador, il est d'ailleurs interdit d'importer des abeilles ou tout équipement relié à l'élevage sans un permis du gouvernement.

L'agriculture industrielle peu développée explique aussi ce faible taux de mortalité : Il n'y a pas beaucoup d'agriculture industrielle à Terre-Neuve et les pesticides comme les néonicotinoïdes ne sont pas encore un problème. C'est une autre chose bénéfique pour nous les apiculteurs, précise Peter Armitage.

Avec seulement 70 ruchers et près de 500 ruches, l'industrie de l'apiculture à Terre-Neuve demeure très petite comparativement au reste du Canada.

Or, la température peu clémente empêche les apiculteurs de développer rapidement de nouvelles colonies.

Il y a beaucoup de personnes qui souhaitent acheter des abeilles d'ici. Nous ne sommes pas encore prêts. Notre industrie n'est pas encore assez développée pour cela, rapporte Catherine Dempsey.

À long terme, l'exportation de reines et de ruchettes vers d'autres provinces canadiennes pourrait être envisageable, selon Peter Armitage.

Toutefois, il faudra s'assurer que l'industrie se développe de manière responsable pour éviter que toute maladie ne décime les populations d'abeilles de la province

Avec les informations de Marie-Isabelle Rochon

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