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Les agentes de la GRC autorisées à porter le hijab

Les policières musulmanes de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sont maintenant autorisées à porter le hijab, un voile qui couvre les cheveux, les oreilles et le cou, tout en laissant le visage découvert.

La décision « de permettre aux membres féminines de confession musulmane de porter le hijab, si elles le désirent », vise à encourager ces dernières « à envisager une carrière avec la GRC », a indiqué le porte-parole du ministère de la Sécurité publique Scott Bardsley à l'AFP, mardi.

Trois sortes de hijabs ont été testés par la police fédérale avant son autorisation. Celui qui a été retenu s'enlève rapidement, n'est pas encombrant et ne pose aucun risque pour la policière désirant le porter, a indiqué La Presse dans son édition de mardi. La mesure est en vigueur depuis le mois de janvier, selon le quotidien.

Les services de police de Toronto et d'Edmonton permettent déjà le port du hijab avec l'uniforme.

Le Royaume-Uni, la Suède et la Norvège ainsi que certains États américains ont adopté des politiques similaires, a précisé Scott Bardsley.

La GRC permet en outre aux agents de confession sikhe de porter le turban depuis le début des années 1990.

Pas de voile pour la CAQ

Réagissant à la position de la GRC, la Coalition avenir Québec (CAQ) s'est dite contre le port du voile par les policiers. La députée caquiste Nathalie Roy a expliqué cette position en disant que « le voile islamique ne sert qu'à asservir et soumettre les femmes, et devrait de ce fait être banni de l'uniforme policier ».

Selon la députée de Montarville, le hijab fait partie, comme le burkini, des accessoires de l'islam radical et ne devrait pas être accepté par les services policiers québécois.

Le principe général serait que ceux qui représentent l'autorité de l'État, au premier chef les policiers, devraient s'abstenir de porter tout signe religieux, a-t-elle fait valoir, rappelant la position traditionnelle du parti sur la neutralité de l'État en matière religieuse.

Sur la question du burkini, la députée a cependant quelque peu adouci sa position, constatant que l'interdiction formelle qu'elle réclamait pour ce maillot de bain islamique était difficilement applicable, et contraire à nos chartes des droits.

La semaine dernière, Mme Roy avait fait une sortie virulente pour dénoncer le burkini, un maillot associé aux femmes musulmanes, qui couvre tout le corps et la tête, sauf le visage, les mains et les pieds.

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