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Les agresseurs de Cologne ne seront probablement jamais inculpés, dit la police

Le chef de police de Cologne, en Allemagne, affirme que la majorité des hommes qui ont agressé sexuellement des femmes dans cette ville à la veille du Nouvel An ne seront probablement jamais traduits en justice.

Juergen Mathies, le chef de police, a expliqué à la BBC que la qualité des bandes de vidéosurveillance enregistrées ce soir-là était si mauvaise qu'elle rendait difficile le travail d'enquête. Par conséquent, de dire M. Mathies, les policiers sont forcés de s'en remettre aux témoignages des victimes et aux dires de témoins pour tenter d'identifier les agresseurs.

Les forces de l'ordre ont identifié 75 personnes liées aux agressions, c'est-à-dire des attouchements sexuels allant parfois jusqu'au viol, et pour les vols qui se sont produits aux abords de la cathédrale de Cologne dans la nuit du Nouvel An. De ce nombre, 13 personnes ont été arrêtées pour vol.

Premières condamnations... pour vol

À ce jour, seuls trois hommes ont été condamnés pour des vols, et non pour des agressions. Ainsi, mercredi, un Marocain de 23 ans s'est vu infliger une peine de 6 mois de prison avec sursis et une amende de 100 euros (environ 150 $ CA) pour s'être emparé d'un téléphone cellulaire. Un autre homme, un Tunisien de 22 ans, a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour le vol d'un appareil-photo.

Un troisième prévenu, un Marocain de 18 ans jugé à titre de mineur, devra faire 2 ans de probation et des travaux communautaires.

Rappelons que cette vague d'attaques perpétrées dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier a créé une onde de choc en Allemagne, tout en avivant considérablement le débat entourant l'accueil de 1,1 million de migrants dans ce pays. Ces attaques ont été largement attribuées à des gens venus d'Afrique du Nord qui seraient entrés illégalement en sol allemand ou qui y ont réclamé l'asile.

Ne pas faire d'amalgames

En cour de justice, l'avocat de l'accusé marocain de 23 ans a mis en garde contre la tentation de faire de son client un bouc émissaire, affirmant que ce dernier n'avait rien à voir avec les violences sexuelles subies par des femmes dans la nuit du Nouvel An.

Ce qui s'est passé dans la nuit du Nouvel An « est terrible et a eu de graves conséquences », a dit cet avocat. La population achète du gaz poivré, d'autres se prennent pour des justiciers et parcourent la ville pour battre des étrangers, mais ne tenez pas mon client pour responsable de ces actes ».

Jusqu'ici dans cette affaire, une seule personne, soit un Algérien demandeur d'asile, a été arrêtée parce que des soupçons d'agression sexuelle pèsent contre elle.

Dans ces événements de Cologne, les policiers et les autorités avaient été durement critiqués, notamment pour leur lenteur à agir, au point où le chef de police Wolfang Albers avait été appelé à prendre une retraite hâtive.

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