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Les avocats de Trump font planer la menace d’une bataille juridique

Si le procureur spécial Robert Mueller tente de forcer la main à Donald Trump pour le faire comparaître dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe lors de la présidentielle américaine de 2016, les avocats du président n'hésiteront pas à le traîner devant les tribunaux.

C’est du moins la mise en garde qu’a faite Rudy Giuliani, ancien maire de New York et avocat du président américain, samedi, en entrevue sur la chaîne de télévision ABC.

La menace d’une bataille juridique a été lancée après que le New York Times eut révélé que l’équipe d’avocats de Donald Trump œuvrait depuis des mois afin de contrecarrer les efforts du procureur Mueller, qui pourrait citer le président américain à comparaître.Au dire des avocats, qui ont étayé leurs arguments dans une lettre confidentielle de 20 pages envoyée à Mueller, et dont le quotidien new-yorkais a pris connaissance, le président ne peut pas être accusé d'obstruction à la justice puisqu'il dispose d'une pleine autorité sur toutes les enquêtes fédérales.Toujours selon cette missive, la constitution américaine « donne au président l'autorité de mettre fin à l'enquête, voire utiliser ses pouvoirs de grâce présidentielle », et ainsi s'exonérer de tout crime.

Mueller coule des informations aux médias, accuse Trump

Piqué au vif, le locataire de la Maison-Blanche a réagi au reportage du New York Times sur Twitter en assurant qu'il n'y avait pas eu « de collusion avec la Russie (sauf par les démocrates). Quand cette très coûteuse chasse aux sorcières finira-t-elle? »« Le procureur spécial/le ministère de la Justice font-ils fuiter aux médias fake news [fausses nouvelles] les lettres de mes avocats? Faudrait-il plutôt enquêter sur la corruption démocrate » a-t-il ajouté dans un autre message.

Le président Trump, qui n’en est pas à sa première attaque contre Mueller, persiste à nier en bloc toute collusion avec la Russie dans le cadre de la présidentielle américaine de 2016, même si des membres de son équipe de campagne ont déjà été inculpés.

En plus d’enquêter sur l’ingérence russe, le procureur spécial cherche à déterminer si le président s’est rendu coupable d’un fait d’obstruction à la justice en essayant de mettre des bâtons dans les roues de l’enquête du FBI.

Les avocats du président craignent qu'en acceptant d'être interrogé, que ce soit de façon volontaire ou devant un jury, le président Trump s'expose à des accusations de mensonge ou de parjure, ce qui représenterait possiblement un crime, voire un geste passible de destitution.Selon le New York Times, cette interprétation des lois américaines risque d'être mise à l'épreuve si jamais l'équipe d'avocats du président décide de porter l'affaire en cour.

Giuliani a suggéré le mois dernier que le président Trump pourrait participer à un interrogatoire, à la condition que la période de questions ne dure pas plus de 2 h 30 et qu’il ne soit pas obligé de témoigner sous serment.

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