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Les camionneurs se disent victimes d’un conflit de travail qui ne les concerne pas

Les contrôleurs routiers du Québec exercent des moyens de pression pour protester contre le non-respect, selon eux, d'une clause de l'entente qui les lie à leur employeur, le gouvernement du Québec. Les contrôleurs appliquent ainsi une politique de tolérance zéro contre les camionneurs, qui s'inquiètent et se disent visés à tort.

Les règles sur le poids total des camions et de leur chargement sont donc appliquées à la lettre envers les camionneurs, en cette période de dégel. Les contrôleurs routiers semblent ainsi miser sur le ras-le-bol des conducteurs de poids lourds pour se faire entendre.

On se trompe de cible, réplique l’Association du camionnage du Québec, qui rappelle qu'une certaine tolérance existe en temps normal et qu'elle est conforme aux normes en ingénierie. De toute manière, les limites au Québec sont déjà plus sévères que celles en Ontario, par exemple, souligne le PDG de l'Association du camionnage du Québec, Marc Cadieux.

Rappelant que la loi ne prévoit pas de marge de tolérance, le président de la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec, René Goulet, indique qu’on ne peut pas reprocher aux contrôleurs routiers d’appliquer la loi.

Que demandent les contrôleurs routiers?

« On a conclu une entente avec le gouvernement en février 2013. Et dans l’entente, on avait une clause remorque » qui stipulait que toute autre entente avec les agents de la paix, comme un classement supplémentaire comprenant un avantage monétaire, devait s’appliquer « aussi aux contrôleurs routiers ».

« On attendait que le gouvernement respecte sa parole parce qu’il y a deux groupes d’agents de la paix [...] qui ont réussi à obtenir des rangements supplémentaires » durant la négociation, précise René Goulet.

M. Goulet réclame une rencontre avec le président du Conseil du Trésor. Il maintient que l'application de la marge de tolérance relève d'une simple décision administrative et insiste sur l'importance de faire entendre les revendications des contrôleurs.

« C’est triste, parce que nous sommes une industrie qui, pendant plusieurs années, a demandé un meilleur contrôle routier; et maintenant, ce sont ces gens-là qui se tournent contre l’industrie et nous en font faire les frais, alors que nous ne pouvons pas régler cette situation-là », réplique Marc Cadieux.

Le PDG de l’Association du camionnage du Québec, qui juge cette façon de faire « inacceptable », explique que cela engendre une augmentation des coûts d'exploitation dans l'industrie. Pour un camionneur, dit-il, une infraction peut coûter une semaine de salaire.

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