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Les Canadiens coincés aux îles Turks et Caicos reviennent finalement au pays

Les premiers groupes des quelque 100 touristes canadiens toujours coincés aux îles Turks et Caicos après le passage de l'ouragan Irma sont revenus au pays. Les autorités des îles britanniques ont en effet annoncé lundi la réouverture de l'aéroport. Le Vol AC1997 en provenance de providential s'est posé lundi soir sur le tarmac de l'aéroport international Pearson de Toronto.

Les voyageurs sont fatigués, mais visiblement soulagés d'être de retour au pays. Une centaine de passagers ont été accueillis à l'aéroport Pearson de Toronto par la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland. D'autres voyageurs canadiens doivent arriver à l'aéroport Montréal-Trudeau durant la nuit.

Au total, deux vols devaient permettre aux vacanciers de revenir au Canada, a déclaré lundi le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, lors d'un point de presse.

Le premier est celui d'Air Canada, le AC1997, qui était cloué au sol depuis dimanche. L'appareil est arrivé à l'aéroport de Toronto avec environ 90 passagers à son bord.

Les autres ressortissants devaient embarquer dans un second avion, celui de WestJet, qui apporte de l'aide humanitaire aux îles britanniques.

Le vol d'Air Canada immobilisé depuis dimanche

Un vol d'Air Canada transportant des travailleurs humanitaires avait pu atterrir dimanche aux îles Turks et Caicos. Les autorités de ces îles ne lui ont toutefois pas donné l'autorisation de repartir avec les touristes canadiens.

La ministre Marie-Claude Bibeau, qui a déclaré que le gouvernement canadien faisait tout en son pouvoir pour rapatrier ses ressortissants, a expliqué que les deux îles britanniques géraient les arrivées et les départs sur leur territoire et qu'elles priorisaient les vols humanitaires.

Or, si le vol d'Air Canada a pu se poser dimanche, c'est parce que se trouvaient à son bord des travailleurs humanitaires. Il n'avait donc pas été autorisé à repartir avec les touristes canadiens en raison de son caractère commercial.

Les autorités des îles Turks et Caicos ont finalement donné l'autorisation à ce vol de prendre les vacanciers à son bord.

Les efforts d'Ottawa mis en cause

Le fait qu'un avion civil d'Air Canada ait pu se poser sans encombre à Turks et Caicos a par ailleurs fait sourciller Daniel Dancause, conseiller en mesures d'urgence pour l'entreprise Prudent Groupe. Ce dernier se questionnait notamment sur la gestion locale des vols et sur la volonté d'Ottawa de venir en aide à ses ressortissants à l'étranger.

Selon lui, le Canada avait tout à fait les moyens de dépêcher des vols militaires pour rapatrier ses citoyens, comme l'ont fait les États-Unis en rapatriant 1200 personnes des Antilles sur des vols militaires ces derniers jours.

Rappelant qu'Ottawa avait déjà rapatrié ses citoyens de l'étranger lors de crises importantes, comme il l'avait fait en 2006 pour des Canadiens pris au Liban lors de la guerre entre le Hezbollah et Israël, Daniel Dancause a dit mal comprendre la tiédeur des autorités canadiennes à déployer des mesures pour ramener au pays leurs concitoyens pris dans les Caraïbes.

Les vacanciers canadiens touchés par Irma

Bien que l’ouragan Irma n’ait pas fait de victimes canadiennes pour l’instant, de nombreux voyageurs ont contacté le gouvernement du Canada.

Plus de 2140 appels téléphoniques et courriels liés aux ouragans Irma et Jose ont notamment été traités par Ottawa, et 368 demandes d'aide ont été formulées. Environ 390 Canadiens ont également été rapatriés au cours de la fin de semaine.

Le gouvernement canadien a par ailleurs mentionné qu'environ 9000 Canadiens qui s'étaient inscrits auprès des autorités fédérales se trouvaient dans les régions touchées par Irma.

Le directeur général à la sécurité des missions d'Affaires mondiales Canada, Reid Sirrs, a toutefois précisé que le Service d’inscription des Canadiens à l’étranger fonctionne sur une base volontaire et que ceux qui voyagent aux États-Unis ne s'y inscrivent habituellement pas.

Mais à Ottawa, le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a insisté sur l'importance de ce geste. « Il est très important pour les voyageurs de s'enregistrer, a-t-il dit, surtout s'ils vont dans des endroits où il y a un danger particulier, afin que les autorités canadiennes soient en mesure de les contacter. »

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