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Les causes de la mort des baleines noires dévoilées dans un rapport

Le résultat des nécropsies réalisées sur six des onze baleines noires mortes dans le golfe du Saint-Laurent l'été dernier sera dévoilé jeudi.

Les résultats du rapport du Réseau canadien pour la santé de la faune qui seront rendus publics jeudi en matinée serviront à élucider la mortalité sans précédent de la baleine noire de l'Atlantique Nord, une espèce en voie de disparition selon le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Depuis le début de l'année 2017, 14 baleines noires ont été retrouvées mortes, dont 11 dans le golfe du Saint-Laurent. Plusieurs d'entre elles ont été retrouvées empêtrées dans des engins de pêche et des cordages.

Des mesures de protection

Le ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Dominic Leblanc, a annoncé des mesures de protection des baleines noires dans le golfe après les premiers cas de mortalité.

Une limite de vitesse temporaire a notamment été imposée aux navires de plus de 20 mètres afin de prévenir les collisions avec les baleines.

Le ministre LeBlanc avait déclaré, le mois dernier, qu'il fallait s’attendre à ce que d’autres mesures de protection soient adoptées et que l’équipement de pêche dans le golfe pourrait être ciblé.

Il avait fait cette déclaration après avoir constaté par lui-même que des filets flottaient à la surface de l'eau près du rocher Percé en Gaspésie.

Plusieurs experts ont montré du doigt les engins de pêche dans les derniers mois comme étant en cause dans la mort des baleines, mais seulement les résultats des nécropsies pourront le certifier.

Le rapport titré : « Rapport d’incident : Évènement de mortalité de baleines noires de l’Atlantique Nord dans le golfe du Saint-Laurent, 2017 », a été préparé par Pêches et Océans Canada, la Marine Animal Response Society établi à Halifax ainsi que par Sécurité et sûreté maritimes de Transports Canada.

Les nécropsies ont été faites par un vétérinaire du Collège vétérinaire de l'Atlantique de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard ainsi que par un vétérinaire de l'Université de Montréal.

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