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Les changements climatiques menacent des sites du patrimoine mondial, dont Lunenburg au Canada

De nombreux sites naturels et culturels inscrits au patrimoine mondial de l'humanité, dont le village de Lunenburg, en Nouvelle-Écosse, sont de plus en plus menacés par le phénomène des changements climatiques.

C'est ce qu'indique un rapport publié jeudi par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), et l'Union of Concerned Scientists (UCS).

Intitulé Patrimoine mondial et tourisme dans le contexte des changements climatiques, le rapport s'attarde plus particulièrement aux dangers que courent 31 sites patrimoniaux de 29 pays.

Parmi eux : les îles Galapagos (Équateur), le parc de Yellowstone (États-Unis), les villes de Venise (Italie) et Carthagène (Colombie), le site de Stonehenge (Royaume-Uni), les lagons de Nouvelle-Calédonie, la forêt de Bwindi (Ouganda), etc.

Ces sites ont été choisis pour leur diversité géographique et leur variété, mais « de nombreux autres sites sont vulnérables au changement climatique », indique Adam Markham de l'UCS, principal auteur du rapport, en citant notamment la Grande barrière de corail, le Mont-Saint-Michel et les Alpes suisses.

La liste des dangers qui planent sur ces merveilles patrimoniales est longue : hausse de températures, fonte des glaciers, augmentation du niveau des mers, multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, sécheresses prolongées et allongement de la saison des incendies.

Le seul site canadien à figurer dans le rapport est celui de Lunenburg, en Nouvelle-Écosse. L'UNESCO a reconnu la valeur patrimoniale de la petite communauté côtière fondée en 1753 parce qu'elle est emblématique des colonies britanniques construites à l'époque.

« La montée des eaux menace d'inonder en permanence certaines terres côtières et [...] de causer plus de dommages attribuables à des tempêtes ou des inondations dans des secteurs de la vieille ville qui n'étaient pas touchés jusque-là », écrivent les auteurs du rapport à son sujet.

Cette situation constitue donc non seulement un risque pour les résidents de la communauté, mais aussi pour son économie, dans la mesure où Lunenburg est l'une des principales destinations touristiques de la province.

La mairesse de Lunenburg, Rachel Bailey, n'est guère étonnée que son village figure dans cette liste. Elle rappelle que Lunenburg a été endommagé par une inondation en 2012, et qu'elle œuvre depuis à endiguer ces problèmes.

« Notre musée sur le front de mer vient d'être rénové, grâce à un investissement de la province. On doit réparer nos quais. On fait tout ce qu'on peut pour limiter les impacts, mais c'est une grande inquiétude », admet-elle.

M. Markham précise que les changements climatiques s'ajoutent à d'autres éléments qui contribuent à la dégradation des sites, comme le nombre excessif de touristes, à Venise et aux Galapagos, les activités minières en Nouvelle-Calédonie ou le braconnage et l'extension de la présence humaine dans la forêt de Bwindi.

Le rapport montre néanmoins « à quel point il est important d'atteindre l'objectif contenu dans l'Accord de Paris - qui vise à contenir la hausse de la température mondiale en-dessous du seuil de 2 ºC- afin de protéger le patrimoine mondial pour les générations actuelles et à venir », souligne la directrice du Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO, Mechtild Rössler.

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