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Les chefs d'État offrent leurs condoléances aux Canadiens

L'attentat perpétré contre le Centre culturel islamique de Québec a suscité de vives réactions un peu partout sur la planète. Plusieurs chefs d'État ont transmis leurs pensées aux Canadiens et à la communauté musulmane québécoise.

Le président américain s'est entretenu par téléphone avec le premier ministre Justin Trudeau pour offrir ses condoléances aux Canadiens à la suite de la tragédie. Donald Trump a ajouté qu'il était prêt à offrir « toute aide jugée nécessaire ».

Parmi les premiers à réagir, le président français, François Hollande, a fait savoir par voie de communiqué et sur Twitter qu’il dénonçait « avec la plus grande fermeté l'odieux attentat qui a provoqué la mort d'au moins six personnes et de nombreux blessés dans une mosquée à Québec ».

L’Élysée a également offert son soutien à Justin Trudeau et au premier ministre du Québec, Philippe Couillard, ainsi qu’aux familles des victimes.

C'est l'esprit de paix et d'ouverture des Québécois que les terroristes ont voulu atteindre. La France se tient aux côtés des victimes et de leurs familles.

Le président français, François Hollande

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a invité à résister « à la haine et à la barbarie ».

La Ville de Paris a annoncé que la tour Eiffel s'éteindra à partir de minuit, heure locale, « en hommage aux victimes de l'attentat ».

Le président russe, Vladimir Poutine, a parlé d’un événement « choquant de par son degré de violence et son cynisme ». Il a aussi transmis ses condoléances au peuple québécois.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a condamné l’attentat terroriste avant d’exprimer sa compassion pour les familles des victimes. Bahram Qassemi a qualifié cet acte terroriste d’inhumain. Évoquant le danger mondial que représentent le terrorisme et l’extrémisme, il a ajouté que cet attentat montrait que le terrorisme ne se limitait pas à un pays ou à une région particulière et que tous les pays étaient menacés et pouvaient être la cible potentielle des groupes terroristes.

Séphane Dujarric, porte-parole des Nations unies, a souhaité une guérison rapide à tous ceux qui avaient été touchés par l'attaque. « Nous surveillons attentivement les développements de l’enquête sur l’attaque horrible contre une mosquée de Québec », a-t-il déclaré. « Nous condamnons cet acte apparent de terrorisme survenu dans un lieu de culte. »

Nous sommes persuadés que le Canada et les Canadiens – qui ont montré tant de leadership dans la promotion de la diversité et de la tolérance – vont s’unir et rejeter toute tentative d’instaurer de la division basée sur la religion.

Séphane Dujarric, porte-parole des Nations unies

Steffen Seibert, porte-parole du gouvernement Merkel, a affirmé que l'Allemagne était en deuil « aux côtés de la communauté musulmane de Québec ».

Si les tueurs avaient l'intention d'opposer des gens de fois différentes les uns aux autres ou de les diviser, ils ne doivent pas réussir et ne réussiront pas.

Steffen Seibert, porte-parole de la chancelière allemande, Angela Merkel

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, est touché par l’attaque perpétrée contre la mosquée et a transmis ses sincères condoléances aux victimes et à leur famille ainsi qu’à la communauté musulmane de Québec.

M. Juncker a ajouté que la Commission européenne continuerait de lutter contre le terrorisme « avec détermination et fermeté » aux côtés du Canada, qu’il décrit comme une « grande nation et une grande démocratie » qui défend des valeurs d’ouverture et de tolérance comme l’Europe.

La violence aveugle ne remettra jamais en cause notre unité et notre détermination à défendre ces principes [d'ouverture et de tolérance].

Le président de la Comission européenne, Jean-Claude Juncker

Le maire de New York, Bill de Blasio, a mentionné sur Twitter que ses prières étaient « avec les gens de Québec qui doivent faire face à une terrible attaque ». Il a invité à l’unité et à la solidarité en ajoutant qu’il fallait « se tenir debout ensemble ».

Sadiq Khan, le maire de Londres, a déclaré que sa ville donnait son appui aux Québécois. « La haine et la violence ne pourront pas nous vaincre. Ceux qui cherchent à nous diviser échoueront », a-t-il écrit sur Twitter.

Le premier ministre belge, Charles Michel, a condamné l'attentat, qu'il a qualifié de « lâche ».

Le pape François a pour sa part mentionné qu'il priait pour les proches des victimes, exprimant également sa sympathie aux blessés ainsi qu'aux premiers répondants. Le souverain pontife a fermement condamné l'attaque et a lancé un appel en faveur du respect mutuel et de la paix.

Saad Hariri, le premier ministre du Liban, a quant à lui condamné une « attaque haineuse contre les fidèles », en ajoutant que le terrorisme n'avait « pas de religion ».

À la une des journaux

L’attaque fait également les gros titres de nombreux médias internationaux. C’est notamment le cas sur le réseau américain CNN, qui tient une couverture des événements en continu sur le web et sur la chaîne télévisée du même nom.

Le Washington Post relaie l’histoire en une de son édition d’aujourd’hui.

En France, les médias se sont aussi rapidement intéressés à l’affaire. Alors que la situation était toujours en cours dans la ville de Québec, le journal Le Monde et le Courrier international ont fait état des différents bilans des autorités au fur et à mesure que la nuit avançait.

Ailleurs dans le monde, The Guardian, au Royaume-Uni, et Die Welt, en Allemagne, ont notamment choisi de mettre les attentats de Québec en manchette de leurs publications respectives.

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