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Les commissaires de l'enquête sur les femmes autochtones demandent deux ans de plus

Les commissaires de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées réclament un délai supplémentaire de deux ans pour mener leurs travaux.

La commissaire Michèle Audette estime qu'une prolongation de deux ans est nécessaire en raison d'obstacles logistiques et de nombreuses démissions.

De plus, Michèle Audette a l'impression que le gouvernement Trudeau ne donne pas aux commissaires les moyens de faire la lumière sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Elle déplore notamment avoir de la difficulté à obtenir les outils nécessaires pour effectuer son travail, tels qu’un ordinateur et une connexion Internet efficace.

Elle est découragée par le rythme des procédures pour faire avancer les travaux de la commission. « La complexité, la lenteur et la lourdeur des différents ministères qu’on doit côtoyer au quotidien, ça je ne l’avais pas vu venir. »

Le gouvernement fédéral avait annoncé la mise en place de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées au printemps 2016. Depuis le début de 2017, sept départs ont ralenti ses travaux.

Mme Audette a également avoué avoir elle-même songé à démissionner en raison d’une pression « extrêmement forte » imposée aux commissaires.

Elle a confiance que le gouvernement fédéral réponde positivement à la demande des commissaires de prolonger le délai de leur mandat.

« Je ne sais pas pourquoi, mais il y a quelque chose qui me dit qu’ils ne peuvent pas dire non. Mais ça, c’est politique », mentionne-t-elle.

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