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Les conservateurs pourraient bannir le niqab de la fonction publique

Un gouvernement conservateur pourrait interdire à ses fonctionnaires de porter le niqab, marchant ainsi dans les traces du Québec qui doit bientôt adopter une loi sur les services publics à visage découvert, a dit Stephen Harper dans une entrevue accordée à CBC.

« C'est quelque chose que nous allons examiner », a dit le chef du Parti conservateur, questionné par la journaliste Rosemary Barton. Elle lui demandait si les fonctionnaires qui font affaire avec le public devraient pouvoir porter ce voile intégral qui ne laisse paraître que les yeux. « Le Québec a une loi sur ça. Et nous allons regarder cette loi d'ouverture et d'égalité. C'est ce que nous voulons promouvoir », a-t-il ajouté.

Le gouvernement québécois de Philippe Couillard a déposé un projet de loi stipulant que les services gouvernementaux devaient être donnés et reçus à visage découvert au Québec.

Stephen Harper a tenu ces propos alors qu'il défendait, une nouvelle fois, sa position sur le niqab au lendemain d'une décision de la cour qui a rejeté une requête du gouvernement.

Lundi, la Cour d'appel fédérale a refusé de suspendre le jugement invalidant le règlement qui dit que les nouveaux Canadiens doivent participer à la cérémonie de citoyenneté à visage découvert.

La femme au coeur de cette affaire, Zunera Ishaq, pourra donc prêter serment avec son niqab puis voter, pourvu que Citoyenneté et Immigration Canada l'invite à participer à l'une des nombreuses cérémonies de prestation de serment prévues d'ici le scrutin du 19 octobre.

Un débat sain?

Le débat autour du niqab - qui se prolonge - est malsain, estime de son côté le chef libéral. « Arrêtez ceci avant que quelqu'un ne soit vraiment blessé. Des femmes portant des hijabs ou des niqabs ont été attaquées dans la rue. Cela n'est pas le Canada », a dit Justin Trudeau, interpellant directement le « premier ministre ».

Au cours des deux dernières semaines, deux femmes voilées ont été attaquées, ont rapporté les médias.

De son côté, le chef conservateur ne croit pas que ce débat peut alimenter l'islamophobie. « Je ne pense pas que vous pouvez utiliser ce genre d'événement pour discréditer un débat politique légitime », a-t-il dit en entrevue, ajoutant que la violence contre les femmes était inacceptable.

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