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Les conservateurs se préparent déjà pour les élections de 2019

Réunis à Winnipeg cette semaine, les députés conservateurs se sont penchés sur leurs priorités pour le retour à la Chambre des communes, le 18 septembre. Les élus de l'opposition voient aussi à plus long terme et réfléchissent à la stratégie à adopter en vue de la prochaine élection fédérale.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

Vendredi matin, la terrasse ensoleillée d'un café du centre de Winnipeg se remplit rapidement.

Un groupe plutôt éclectique y discute politique. Représentant d'un organisme social, journalistes, sondeuse et employés de différentes formations politiques manitobaines.

Se joignent au groupe quatre députés conservateurs fédéraux, de passage en ville pour la rencontre de leur caucus.

Du nombre, deux anciens candidats à la direction, Erin O'Toole et Michael Chong.

Le député Michael Chong croit que la présence de ses collègues et de lui à des événements comme celui qui s'est déroulé à Winnipeg sont importants en prévision du prochain scrutin.

Il ne faut pas aller bien loin pour constater les difficultés qu'ont vécues les conservateurs à la dernière élection. En 2011, le parti de Stephen Harper avait emporté six des huit sièges de la capitale manitobaine.

Une élection plus tard, il n'y a maintenant plus de députés conservateurs à Winnipeg.

Proposer des solutions concrètes aux électeurs

Il y a donc le travail de terrain qui est incontournable, non seulement pour regagner le coeur de certains citadins, mais aussi pour mieux faire connaître le chef Andrew Scheer, élu à la fin de mai.

Mais la stratégie électorale passe aussi par le travail à la Chambre des communes.

Pendant la rencontre de leur caucus, les élus de l'opposition ont reçu les conseils d'un stratège conservateur australien et d'un député européen britannique de droite dans le cadre de discussions sur l'approche à prendre d'ici les prochaines élections.

Pour l'élu européen Daniel Hannan, ce n'est pas tout de critiquer le gouvernement. L'opposition doit également proposer des politiques solutions de rechange concrètes aux électeurs.

Un message que semble avoir bien assimilé le député Tony Clement. En marge de la rencontre du caucus, il a lancé que les conservateurs « pouvaient être grognons » et qu'ils devaient éviter de tomber dans le piège.

Le chef Andrew Scheer parle beaucoup de son côté de l'importance d'offrir une vision positive du conservatisme aux Canadiens. Il mise sur un changement de ton.

Une résolution qui sera mise à l'épreuve rapidement. Dès le 18 septembre, les élus seront de retour au Parlement, où les débats peuvent être très acrimonieux.

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