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Les demandeurs d’asile continuent d’affluer au Manitoba

Au Manitoba, l'afflux des demandeurs d'asile est peut-être moins massif qu'au Québec, mais pour la province, la situation reste inédite.

Le nombre de traversées illégales de la frontière États-Unis-Manitoba a affiché une légère baisse en juin, selon l’Agence des Services frontaliers du Canada.

Les données pour le mois de juillet ne sont pas encore connues, mais le préfet de la municipalité d’Emerson, qui est le principal point de passage des demandeurs d’asile, s’attend déjà à ce que le chiffre soit plus élevé qu’en juin. Il observe que les candidats à l’immigration traversent presque quotidiennement la frontière.

Le Conseil multiconfessionnel d'aide à l'établissement des immigrants confirme pour sa part avoir pris en charge une douzaine de personnes depuis le début du mois d’août.

« Il y a beaucoup de facteurs qu'on ne connaît pas. Les chiffres demeurent très élevés pour le Manitoba comparativement à l'an dernier. Depuis janvier, il y en a eu 751, c'est énorme! En général, le chiffre moyen par année était de 120 à 140 traversées et on s'attend à passer la marque de 1000 à la fin de l'année », explique Ghezae Hagos, conseiller en revendication du statut de réfugié.

Selon les intervenants, plusieurs facteurs expliquent cet afflux continu de demandeurs d’asile, notamment la situation politique à Djibouti, en Somalie, en Éthiopie ou en Érythrée, mais aussi la présence d’une importante communauté somalienne à Minneapolis, à 8 heures de route de Winnipeg.C’est dans cette ville que se retrouvent beaucoup de demandeurs d’asile qui se sont vus refuser le statut de réfugié aux États-Unis.

Ghezae Hagos avance que le contexte politique américain ainsi que le fait que le Manitoba offre l'aide juridique pour les demandeurs d'asile font que le Canada représente l'espoir pour bon nombre de candidats à l’exil.

« Ceux qui continuent d'affluer disent toujours qu'ils ont peur. Beaucoup d’entre eux ont aussi été détenus aux États-Unis et craignent qu'on les expulse », note-t-il. « Les gens ont l'impression qu'ils ne seront pas traités équitablement par le système américain et choisissent donc le Canada. »

Avec des informations de Jacaudrey Charbonneau

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