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Les deux principaux conseillers de Theresa May démissionnent

La première ministre britannique Theresa May perd ses deux chefs de cabinet et principaux conseillers. Nick Timothy et Fiona Hill ont remis samedi leur démission après l'échec électoral des conservateurs à quelques jours du début des négociations du Brexit.

« La raison de ce résultat décevant n'est pas le manque de soutien à Theresa May et aux conservateurs, mais un regain inattendu de soutien pour les travaillistes. J'assume mes responsabilités pour mon rôle dans cette campagne électorale qui était de superviser le programme », a écrit Nick Timothy dans une lettre publiée sur le site ConservativeHome, proche du Parti conservateur.

L'autre principale conseillère de Mme May, Fiona Hill, a aussi démissionné, a confirmé peu après un porte-parole.

Ces deux fidèles de la première ministre étaient dans la tourmente depuis l'échec des conservateurs lors des législatives anticipées tenues jeudi. Ils ont cédé douze sièges et perdu leur majorité absolue à la Chambre des communes. Plusieurs députés conservateurs ont qualifié ce résultat de « catastrophique ».

Des médias britanniques affirment que des poids lourds du parti ont exigé à Theresa May le départ de ses deux conseillers si elle voulait éviter une rébellion ouverte.

M. Timothy et Mme Hill conseillaient Mme May depuis 2010, lorsqu'elle était ministre de l'Intérieur.

Mme May a elle-même refusé de démissionner vendredi. Elle a déclaré qu'elle allait former un nouveau gouvernement avec l'appui du parti nord-irlandais DUP qui « mènera à bien la sortie de l'Union européenne. »

Le bureau de la première ministre britannique a aussi confirmé que les poids lourds de son cabinet garderont leur portefeuille. C’est le cas notamment du ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, de la ministre de l'Intérieur, Amber Rudd, et du ministre des Finances, Philip Hammond.

Theresa May doit nommer plus tard aujourd’hui d'autres ministres et remplacer neuf membres de l'exécutif, essentiellement des secrétaires d'État qui ont été défaits jeudi.

Négociations du Brexit

Les négociations du Brexit s'ouvriront le 19 juin comme prévu, date de la reprise des sessions au Parlement, a déclaré Theresa May. Cependant, le recul enregistré par son parti aux élections législatives jette un doute sur la faisabilité de son projet de sortie du marché unique européen et de l'union douanière.

La chancelière allemande Angela Merkel a estimé vendredi que Londres maintiendrait le calendrier des négociations et a dit vouloir commencer rapidement les discussions, à l'occasion d'une visite au président mexicain Enrique Pena Nieto.

« Je suppose que la Grande-Bretagne, d'après ce que j'ai entendu aujourd'hui de la première ministre, veut s'en tenir à son plan de négociation », a déclaré Mme Merkel lors d'une conférence de presse avec le dirigeant mexicain.

La Grande-Bretagne restera dans l'Europe en dépit du Brexit, a-t-elle ajouté, en souhaitant que le pays reste un partenaire important.

« La Grande-Bretagne est membre de l'OTAN, c'est pourquoi nous avons de nombreuses questions partagées à gérer ensemble, et c'est dans cet esprit que nous voulons conduire ces négociations. Tout en affirmant, évidemment, les intérêts des 27 États membres qui composeront l'Union européenne à l'avenir », a indiqué Mme Merkel.

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