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Les échographies pratiquées en clinique sont désormais gratuites

Les Québécois peuvent maintenant obtenir une échographie gratuitement en clinique privée, même si le gouvernement et les radiologistes ne se sont pas encore entendus sur le sujet.

Depuis jeudi matin, ces échographies sont couvertes par la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ).

Québec a adopté ce décret, il y a quelques semaines, dans le but de réduire le temps d'attente pour ce type d'examens.

« Cette mesure, qui fait suite à une modification du Règlement d'application de la Loi sur l'assurance maladie, vise à augmenter l'accessibilité à un service d'examen diagnostique important, et à augmenter ainsi la rapidité d'intervention auprès des patients », a déclaré le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, dans un communiqué de presse publié mercredi matin.

On estime qu'à l'heure actuelle quelque 120 000 patients sont en attente d'une échographie au Québec. Plus de 70 cliniques privées peuvent réaliser ce genre d'examens dans la province, selon le ministre.

D’autres examens – comme la tomographie optique du globe oculaire – sont inclus dans cette modification du règlement.

Pas d'entente avec les radiologistes

L'accès aux échographies en clinique pourrait toutefois être limité par l'absence d'entente entre le gouvernement et les radiologistes.

Les deux parties doivent notamment déterminer les tarifs, le type d'examen et le volume de tests.

Le gouvernement estime, par exemple, qu’une échographie devrait coûter entre 60 et 70 $, tandis que les radiologistes estiment que le coût réel se situe plutôt entre 100 et 120 $.

« On comprendra que les radiologistes sont déçus de perdre une très large marge de profits. Mais la RAMQ n’est pas là pour faire des profits, mais pour payer le juste prix. On comprend leur réticence. Mais c’est un choix de société que le gouvernement a fait », a déclaré le ministre Barrette mercredi, quelques heures avant l'entrée en vigueur du décret.

Toutefois, la porte-parole de l'opposition péquiste en matière de santé, Diane Lamarre, accuse le ministre d'affaiblir le système public et de privilégier le secteur privé. De plus, elle déplore le flou qui entoure cette nouvelle mesure.

« Légalement, les gens auront droit à ces examens gratuits. On comprend que le ministre a mal géré ce dossier, l’a fait de façon précipitée. Ce seront les patients qui auront à arbitrer eux-mêmes à la clinique parce que ce n’est pas négocié. »

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