La ministre de l'Éducation de la Nouvelle-Écosse, Karen Casey, annonce que les écoles publiques de la province rouvriront mardi matin après avoir été fermées par le gouvernement préoccupé par la sécurité des élèves.

La ministre indique avoir reçu des clarifications de la part du Syndicat des enseignants de la N.-É. sur les tâches des enseignants durant leur grève du zèle. Ces clarifications lui auraient été envoyées en partie vendredi et lundi matin, a-t-elle précisé.

Samedi, la province a pris la décision de fermer les écoles publiques lundi après l'annonce, la semaine dernière, du déclenchement d'une grève du zèle par le syndicat.

Le gouvernement McNeil a convoqué les députés en matinée lundi pour tenter de déposer un projet de loi imposant un contrat de travail aux 9300 enseignants de la province, mais les travaux ont été suspendus.

Le controversé projet de loi 75 ne sera finalement pas déposé lundi, « mais demeure sur la table », a dit la ministre. Ce processus pourrait cependant prendre plusieurs jours, puisque les partis d’oppositions ont déjà fait savoir qu’ils allaient tout faire pour ralentir les démarches.

Le leader parlementaire, Michel Samson, a indiqué lundi avant-midi que les travaux de l'Assemblée législative avaient été suspendus pour aborder les questions de sécurité entourant la supervision des élèves pendant la grève du zèle des enseignants.

Entre temps, une centaine de personnes ont manifesté devant l'Assemblée législative à Halifax. Il s'agissait pour la majorité de parents accompagnés de leurs enfants qui ont exprimé leur mécontentement au gouvernement.

Les négociations entre le syndicat et le gouvernement demeurent rompues depuis la semaine dernière, a fait savoir la présidente du syndicat, Liette Doucet.

Elle se désole de la décision du gouvernement d'avoir suspendu les cours lundi, notamment en raison des problèmes causés aux parents.

La sécurité des élèves n'est, selon elle, pas mise en jeu pendant la grève du zèle. Dans leur contrat, les enseignants s'engagent à assurer leur sécurité des enfants, a-t-elle rappelé.

De son côté, le chef de l'opposition officielle, Jamie Baillie, a réclamé, lundi après-midi, la démission de la ministre de l'Éducation. Le gouvernement a perdu, selon lui, sa crédibilité en gérant le dossier.

Une série de manifestations

Une autre manifestation organisée par le groupe Nova Scotia Parents for Teachers s'est mise en branle vers 15 heures lundi après-midi au centre-ville d'Halifax. Le départ a eu lieu de la place Grand Parade, en face de l'hôtel de ville.

Des élèves et leurs parents se sont également rassemblés à l'extérieur des écoles de la Nouvelle-Écosse, lundi matin, afin de montrer leur appui aux enseignants.

Des manifestations se sont déroulées devant certaines écoles francophones, dont l'école secondaire du Carrefour, à Dartmouth.

Les enseignants reçoivent le soutien populaire

Pendant la fin de semaine, des parents et des élèves ont manifesté leur appui à la cause des enseignants.

Une trentaine de personnes se sont notamment rassemblées à Kentville dimanche. La manifestation était organisée par des élèves d’une école secondaire locale et des parents se sont joints à eux.

Un père présent lors du rassemblement s’est dit outré par la décision du gouvernement de forcer les élèves à rester à la maison.

Selon lui, la question de la sécurité est un faux argument et le gouvernement cherche simplement à faire pression sur les enseignants.

Devant la détresse des parents, plusieurs organismes ont proposé des forfaits de camps de jours qui coûtent en général entre 30 et 45 $.

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