Retour

Les écrits sexistes d'un ingénieur de Google soulèvent un tollé

Si les femmes sont moins nombreuses que les hommes dans les entreprises de nouvelles technologies et dans les postes de direction, c'est parce qu'elles y sont moins prédisposées par leur biologie : c'est en tout cas ce que soutient un ingénieur dans une note distribuée à l'interne chez Google, où 69 % des employés sont des hommes.

L’homme, qui n’a pas été identifié, ajoute que les femmes sont plus portées vers « les sentiments et l'esthétique plutôt que vers les idées » et sont donc plus enclines à opter pour « les domaines sociaux ou artistiques ».

À l’opposé, les aptitudes des hommes en feraient des programmeurs naturels, à en croire l'auteur de la note.

Il n’en fallait pas plus pour que la société mère de Google, Alphabet, se retrouve au banc des accusés. La nouvelle a rapidement soulevé un tollé sur les réseaux sociaux et ailleurs sur le web.

« Ce sont des balivernes sexistes, maquillées d’un discours trompeur sur la liberté d'expression », a notamment accusé la journaliste du site Recode.net Kara Swisher.

Le géant de l’internet a toutefois dénoncé lui aussi les propos de son ingénieur.

« La diversité et l'inclusion sont une part fondamentale de nos valeurs et de notre culture », a poursuivi la responsable de la diversité entrée en fonction il y a à peine un mois.

Mme Brown a néanmoins rappelé que Google a toujours voulu que « ceux qui ont des points de vue différents, politiques ou autres, sentent qu’ils peuvent les exprimer sans crainte ».

Le chef des ingénieurs de Google, Ari Balogh, a abondé dans le même sens dans un autre courriel interne : « Un des aspects du message qui m'a le plus profondément troublé est son parti pris qui veut que des hommes ou des femmes ressentent ou agissent d'une certaine façon en fonction de leur sexe. Ce sont des stéréotypes nocifs. »

Si 69 % des salariés de Google sont des hommes, cette proportion grimpe à 80 % dans les emplois liés à la technologie, indiquent les plus récents chiffres de l’entreprise.

Plus d'articles

Commentaires