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Les employés des CPE du Grand Montréal votent en faveur de la grève générale

Les travailleurs et travailleuses des CPE de Montréal et de Laval ont voté jeudi à 91 % en faveur du déclenchement d'une grève générale.

Les employés, représentés par le Syndicat des travailleuses des CPE de Montréal et Laval-CSN, étaient réunis en assemblée générale afin de se prononcer sur un mandat de grève générale illimitée à déclencher au moment jugé opportun. En plus des éducatrices, des cuisinières, des préposés à l'entretien et des adjointes à l'administration font notamment partie du personnel en débrayage.

Environ 3000 enfants de Montréal et Laval n'ont pas accès jeudi à leur Centre de la petite enfance (CPE), car les 1350 syndiqués d'une soixantaine de CPE tiennent une journée de grève.

Les travailleurs affirment qu’ils veulent accélérer les négociations de leur convention collective, échue depuis trois ans, et se plaignent de la mauvaise volonté de l'Association patronale nationale des CPE (APNCPE), qui représente leurs directions.

En novembre dernier, l’APNCPE n'avait pas entériné l'entente intervenue à l’échelle provinciale entre les 11 000 travailleuses et travailleurs des CPE, membres de la FSSS–CSN, le ministère de la Famille et les associations d’employeurs.

« Ça fait plus de 30 séances de négociations qu’on a eues à ce jour. Il y a encore des points vraiment majeurs qui ne sont pas réglés, par exemple le respect de notre ancienneté, le respect de notre semaine de travail, notre rôle décisionnel, l’accès aux congés [...] obtenus dans l’entente nationale, mais que cette association refuse de nous donner », déplore Nathalie Fontaine, vice-présidente du syndicat à la négociation pour les travailleuses et travailleurs en grève.

« L’employeur fait des demandes sur à peu près tous les articles de la convention collective. Ce sont des reculs majeurs qu’ils veulent faire vivre à nos travailleuses », poursuit-elle.

Mme Fontaine indique que l’employeur refuse d’accorder aux travailleuses et travailleurs la retraite progressive, qui faisait aussi partie de l’entente nationale, ainsi que les fractionnements de congé.

Il demande également l’utilisation de deux listes de rappel, l’une pour les travailleurs qualifiés et l’autre pour les non qualifiés. « Cela va à l’encontre d’un principe de base syndical, qui est l’ancienneté. Il n’y a personne ailleurs qui a ça au Québec », lance-t-elle

Nathalie Fontaine affirme que le syndicat aimerait conclure une nouvelle convention d’ici au 24 juin. Mais elle doute que ce soit la volonté de la partie patronale.

« Malgré les deux jours de grève qu’on a tenus en avril, on n’a vu aucune avancée à la table de négociation. […] L’employeur maintient ses demandes méprisantes. Il ne fait aucun recul », dit-elle.

Les syndiqués avaient aussi tenu une journée de grève en octobre dernier.

Mme Fontaine affirme que les employés qu’elle représente n’ont pas les moyens de faire la grève, mais qu'ils n’ont pas le choix de se battre pour être respectés.

Sur les 400 CPE représentés par la CSN au Québec, seulement 85 sont dans cette situation : la soixantaine de la région métropolitaine et d'autres en Estrie et dans le Centre-du-Québec.

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