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Les enfants autochtones sont au moins deux fois plus à risque de vivre dans la pauvreté, selon une étude

Les enfants autochtones sont au moins deux fois plus à risque de vivre dans la pauvreté que les enfants non autochtones, conclut une étude menée par le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA).

Selon le CCPA, 38 % des enfants autochtones vivent sous le seuil de pauvreté. La proportion d'enfants qui vivent en pauvreté est encore plus élevée dans les réserves, où il atteint 60 %. Au Manitoba, ce chiffre atteint 76 %, le taux le plus fort au pays.

Par ailleurs, le CCPA note une différence importante du taux de pauvreté chez les enfants canadiens selon leur groupe d'appartenance : il atteint 32 % chez les enfants d'immigrants et 22 % chez les minorités visibles, alors que la moyenne de tous les enfants canadiens est de 18 %.

« La réalité honteuse est que les taux épouvantablement élevés de pauvreté infantile dans les réserves s'aggravent au lieu de s'améliorer », dit l'économiste en chef du CCPA et coauteur de l'étude David Macdonald.

« Les enfants autochtones ont tout contre eux, ajoute le chercheur et coauteur de l'étude Daniel Wilson. Non seulement leurs familles vivent dans la pauvreté, mais leurs services publics sont substantiellement appauvris : ils n'ont pas d'eau potable, leur maison est surpeuplée et en mauvais état, leur école est sous-financée et leurs parents ont vécu les horreurs des pensionnats autochtones. »

Autochtones vivant hors réserve

Même dans les régions urbaines, les enfants autochtones sont plus à risque de vivre dans la pauvreté : c'est le cas pour la moitié des enfants autochtones vivant hors réserve.

Encore une fois, c'est au Manitoba que la différence est la plus marquée : 42 % des enfants autochtones qui résident à Winnipeg vivent sous le seuil de pauvreté.

Ce taux de pauvreté infantile est presque aussi élevé dans les villes de la Saskatchewan : le taux de pauvreté infantile chez les Autochtones atteint 41 % à Regina et 39 % à Saskatoon.

Des actions concrètes pour réduire la pauvreté

L'étude du CCPA offre aussi des pistes de solution, notamment améliorer les perspectives d'emploi dans les réserves et prioriser les stratégies d'amélioration à long terme.

Mais selon le grand chef de l'Ontario Isadore Day, l'argent seul ne permettra pas aux communautés des Premières Nations de sortir de la pauvreté. « Ce n'est pas uniquement une question d'investir dans la création d'emplois », dit-il. Il croit qu'il est également important de travailler sur « les problèmes qui aggravent l'impact de la pauvreté, comme l'accès au logement, à l'eau potable et au transport ».

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