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Les enseignants consultés sur une nouvelle grève, Couillard optimiste 

Au moment où la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) consulte ses membres au sujet d'une nouvelle grève de trois jours les 9, 10 et 11 décembre, le premier ministre Philippe Couillard estime que les négociations avec les employés du secteur public se déroulent bien.

La FAE, qui n'est pas membre du Front commun, a déjà tenu deux journées de débrayage. Son mandat initial en prévoyait trois, mais la troisième journée qui n'a pas encore été tenue serait remplacée par ces trois journées de grève.

La FAE représente 34 000 enseignants dans huit syndicats dans plusieurs régions du Québec, dont celle de Montréal. Elle représente le tiers des enseignants, les deux autres tiers étant syndiqués à la Centrale des syndicats du Québec, qui est rattachée au front commun.

Le président de la FAE, Sylvain Mallette, a rencontré la presse, lundi, à Montréal, alors que 600 de ses délégués sont réunis pour discuter de la négociation avec le gouvernement en vue du renouvellement de leur convention collective.

M. Mallette a réitéré que la FAE était prête à présenter une contre-proposition au gouvernement, mais seulement si celui-ci retirait sa condition voulant que le contrat de travail sur cinq ans se conclue à coût nul pour le gouvernement.

Le président de la FAE estime que le gouvernement, qui vient d'investir plus d'un milliard de dollars pour Bombardier, pourrait faire un effort supplémentaire pour les enseignants. « Il y a 1,2 milliard de surplus qui a été annoncé, il y a 1,6 milliard qui a été versé au Fonds des générations. Le gouvernement est le seul à croire qu'il n'y a pas d'argent », a dénoncé lundi le président de la FAE.

Couillard exclut une loi spéciale

En point de presse, le premier ministre Philippe Couillard a estimé pour sa part que l'ambiance à la table de négociations avec les employés du secteur public est bonne. « Je suis assez optimiste, sans être optimiste de façon débridée », a-t-il affirmé depuis Saguenay.

M. Couillard a encore une fois exclu l'adoption d'une loi spéciale pour imposer le retour au travail et décréter les conditions des employés de l'État. La loi spéciale serait « la pire des solutions », a-t-il indiqué.

La semaine dernière, le président du Conseil du Trésor Martin Coiteux a rejeté la contre-proposition du Front commun intersyndical, qui ne posait pas de condition comme la FAE. M. Coiteux jugeait qu'elle était « à des années lumières » de la position gouvernementale.

Le gouvernement offre toujours aux employés de l'État deux années de gel salarial et trois années avec des augmentations limitées à 1 % par année. Il a toutefois bonifié son offre de départ en modifiant l'ordre des années, de façon à ce qu'une augmentation de 1 % soit versée plus tôt dans le cadre de ce contrat de cinq ans.

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