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Les enseignants ont peur d'aborder les pensionnats autochtones, selon une étude

Les enseignants qui veulent aborder l'existence des pensionnats autochtones et la culture des Premières Nations dans leurs salles de classe évitent de le faire par peur de mal s'exprimer, selon une étude.

Son auteure, la professeure adjointe en sociologie à l’Université MacEwan d’Edmonton, Emily Milne, s’est entretenu avec 100 enseignants et parents en Ontario qui étaient d’origine autochtone et non autochtone. Les entretiens se sont déroulés de 2012 à 2014.

Mme Milne, qui a publié ses résultats dans la revue International Indigenous Policy Journal, explique que certains enseignants n’avaient pas entendu parler des pensionnats.

Certains enseignants, dit-elle, en avaient des notions, mais ne savaient pas comment les introduire aux enfants. Ils se sentaient « trop mal à l’aise » et préféraient ne pas en parler.

Mme Milne propose que des spécialistes de la culture autochtones aident les enseignants. Elle cite un programme d’été dans une école en Ontario lors duquel cette méthode pilote a connu un vif succès.

150 000 enfants

Les pensionnats autochtones ont vu le jour à la fin du 19e siècle et le dernier a fermé ses portes en 1996 à Regina. Durant ce temps, environ 150 000 enfants indiens, inuits ou métis ont été retirés de leurs familles et envoyés de force dans des écoles religieuses.

La Commission de vérité et de réconciliation du Canada a proposé que l’histoire des peuples autochtones fasse partie de curriculums au pays. Ces mesures sont progressivement adoptées par les ministères de l’Éducation des provinces, notamment en Colombie-Britannique.

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