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Les entrepreneurs winnipégois mécontents de la réforme fiscale proposée par Ottawa

Alors que la grogne monte dans les milieux économiques contre la réforme fiscale proposée par le gouvernement fédéral, 120 entrepreneurs et gens d'affaires winnipégois ont assisté, mercredi, à une rencontre pour s'informer sur les effets qu'auraient les changements proposés sur leurs entreprises, si la réforme était adoptée en l'état.

Un texte de Thibault Jourdan

Le 18 juillet, Ottawa a annoncé vouloir abolir trois mesures permettant l’évitement fiscal, parmi lesquelles une visant à empêcher les Canadiens d'utiliser des sociétés privées à des fins de planification fiscale.

« Les changements proposés par le fédéral présentement au régime fiscal auraient un impact immense sur nos membres, s’alarme Philippe Richer, président de la Chambre de commerce francophone de Saint-Boniface. La grande majorité de nos membres sont des petites et moyennes entreprises », précise-t-il.L’avocat rappelle aussi que la politique actuelle visait à encourager les entrepreneurs à établir une société et créer des emplois.

Prise de risque non récompenséeLa plupart des propriétaires de petites et moyennes entreprises ont aussi du mal à comprendre tous les changements proposés.

« La plupart des entrepreneurs comme moi, on ne comprend pas tout ce qu’il se passe à présent, insiste André Massicotte, propriétaire de l’entreprise Exclusive Carpets à Winnipeg. On n’a pas vraiment l’occasion de réfléchir et prendre les bonnes décisions pour nos entreprises, et voir si on veut vraiment continuer à être entrepreneur. »

Pas réfractaires aux changementsOutre les changements proposés, c’est aussi le vocabulaire utilisé par le ministre des Finances, Bill Morneau, qui agace les entrepreneurs et ne facilite pas le dialogue.« Je crois que le ministre Morneau a dit quelque chose dans le sens que ce sont les gens riches qui profitent, essentiellement, légalement, mais injustement. Ça, ça nous enrage », peste Philippe Richer.

Pour autant, les entrepreneurs ne sont pas totalement réfractaires aux changements sur la fiscalité des entreprises, mais voudraient que ces changements ne soient pas faits si rapidement.« Je comprends ce que le gouvernement essaie de faire, rendre le système juste, mais donnez-nous une chance de planifier un peu, et avec plus de réflexion », demande André Massicotte.L’homme d’affaires aimerait aussi que plus de consultations soient organisées, afin de mettre en place un plan « qui est juste pour nous aussi et qui encourage les entrepreneurs à continuer ».

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