Retour

Les États-Unis et le Royaume-Uni travailleront ensemble, disent Trump et May

Les États-Unis et le Royaume-Uni sont bien décidés à nouer des liens plus forts sur le plan du commerce et des relations étrangères, selon le président américain, Donald Trump, et la première ministre britannique, Theresa May.

Les deux dirigeants ont tenu un point de presse vendredi après-midi à l'occasion de la visite de cette dernière au pays de l'Oncle Sam.

Mme May est la première dirigeante d’un pays étranger à rencontrer Donald Trump depuis son accession au pouvoir la semaine dernière.

Soulignant la « relation spéciale » qui unit les deux pays, les deux dirigeants ont mis l'accent sur les nombreux points sur lesquels ils sont en accord, et au sujet desquels ils comptent travailler ensemble, « dans l’intérêt des deux pays, et dans l’intérêt du monde en général ».

L’un et l’autre ne cachent pas qu’ils comptent établir un accord commercial entre leurs deux pays, dans la foulée du Brexit, soit la décision par référendum de mettre fin à l'adhésion du Royaume-Uni à l'Union européenne.

Mme May a parlé de l’importance d’un tel traité, et Donald Trump a de nouveau vanté la décision britannique de sortir de l’Union européenne. « Cela va vous permettre de prendre les décisions que vous voulez sur le plan du commerce », a-t-il lancé. « Le Brexit sera une chose merveilleuse pour votre pays. »

En ce qui a trait à la politique étrangère, Theresa May a souligné la volonté des deux pays de combattre le groupe armé État islamique et l’islamisme radical en général, entre autres dans le cyberespace.

Abordant l’épineuse question de l’OTAN, une organisation que Donald Trump a critiquée à plusieurs reprises, la taxant d’obsolète et menaçant de la quitter, la première ministre britannique a déclaré que M. Trump lui avait dit être « 100 % derrière l’OTAN ». Ne niant pas l’affirmation, le principal intéressé ne l’a toutefois pas commentée.

À ce sujet, Mme May a aussi mentionné qu’elle plaiderait pour que les pays européens financent de façon plus importante l’organisation, répondant ainsi à l’une des critiques majeures de Trump, qui considère que les États-Unis investissent « une part disproportionnée » du financement de l’OTAN par rapport aux autres pays membres.

Theresa May a admis que les deux pays étaient en désaccord sur certains points, comme celui des sanctions contre la Russie. Le Royaume-Uni dit tenir mordicus à ces sanctions tant que l’accord de Minsk ne sera pas respecté, au contraire de Donald Trump, qui serait prêt à les lever dès maintenant.

D'après Mme May, cependant, la bonne relation qui existe entre les États-Unis et le Royaume-Uni permettra des conversations ouvertes et franches, ce qui est le plus important, selon elle.

Quant à Donald Trump, il n’a eu que de bons mots pour leurs discussions, qu’il a qualifiées de « très productives ». Selon lui, les deux dirigeants s’entendent sur leur désir d’aider leur population, tout particulièrement les travailleurs de la classe moyenne.

Theresa May lance certains messages

Prenant la parole devant une assemblée républicaine jeudi, à Philadelphie, Mme May avait toutefois mis en garde les États-Unis contre un rapprochement avec la Russie de Vladimir Poutine.

« Quand on parle de la Russie, il est sage, comme souvent, de prendre exemple sur le président [Ronald] Reagan qui, dans ses négociations avec son homologue russe d'alors, Mikhaïl Gorbatchev, avait l'habitude de suivre cet adage : "Faites confiance, mais vérifiez." Avec le président Poutine, mon conseil, c'est : "Coopérez, mais prenez garde" », a-t-elle déclaré.

Theresa May a aussi souligné l'importance des institutions internationales, dont l’ONU et l'OTAN, écorchées à maintes reprises par le président Trump.

« Les Nations unies ont besoin d'être réformées, mais restent vitales, notamment dans la lutte contre le terrorisme ou le changement climatique », a affirmé Theresa May, défendant aussi le rôle de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et l'importance cruciale de l'OTAN, « pierre angulaire de la défense de l'Occident ».

Mme May a également appelé les alliés américains à jouer leur rôle, critiquant la position de Donald Trump qui estime que les États-Unis contribuent de façon disproportionnée aux organismes internationaux.

Des appels de Poutine et de Merkel

Après la visite de deux jours de la première ministre britannique, le président Trump devrait s’entretenir au téléphone avec le président russe, Vladimir Poutine, samedi. Il s’agira de la première conversation entre les deux hommes depuis l’assermentation de M. Trump la semaine dernière.

Cet entretien pourrait constituer le point de départ vers une normalisation des relations russo-américaines. M. Trump a évoqué, au cours de la campagne présidentielle, qu’il était disposé à revoir les sanctions imposées à la Russie.

Les pays occidentaux ont décrété des sanctions économiques contre la Russie en raison du rôle qui lui est prêté dans le conflit qui sévit dans l’est de l’Ukraine.

Après son entretien avec le président Poutine, M. Trump doit discuter avec la chancelière allemande, Angela Merkel. L’entretien devrait être consacré à la situation de la Russie.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un enfant impressionne à la batterie dans le métro de New York





Rabais de la semaine