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Les États-Unis ne se retireront pas de l'ALENA à court terme

Les États-Unis ne se retireront pas de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), a fait savoir Washington, mercredi soir, après des entretiens téléphoniques du président Donald Trump avec le premier ministre canadien Justin Trudeau et le président mexicain Enrique Peña Nieto. Plus tôt dans la journée, Politico et CNN avaient avancé que M. Trump risquait de signer sous peu un décret qui retirerait les États-Unis de l'entente.

Le président Trump « a accepté de ne pas rompre le traité de l'ALENA dans l'immédiat, et les dirigeants ont convenu d'agir rapidement [...] pour en permettre la renégociation », indique un communiqué de la Maison-Blanche.

Une ébauche de décret de retrait avait été élaborée, mais pas achevée, selon deux employés haut placés de la Maison-Blanche.

La signature d’un tel décret n'aurait cependant pas automatiquement mené au retrait des États-Unis du traité. Il aurait plutôt donné un préavis de six mois au Canada et au Mexique, les avertissant de l’intention américaine.

Plusieurs pensent que ce nouveau décret présidentiel n’était qu’une tactique de négociation, visant à mettre de la pression sur le Canada et sur le Mexique pour obtenir de meilleures conditions, en faveur des Américains. Déjà, pendant sa campagne électorale, Donald Trump avait déclaré à plusieurs reprises qu’il entendait renégocier l'ALENA pour que les États-Unis en tirent d’avantage profit, quitte à se retirer de l'accord en cas d'échec.

Le président américain a de nouveau critiqué l'accord de libre-échange la semaine dernière, lors d'un discours au Wisconsin. « [L'ALENA] a été très très mauvais pour nos entreprises et pour nos travailleurs, et nous allons apporter de gros changements ou nous allons nous débarrasser de l'ALENA une fois pour toutes », a-t-il déclaré.

« Le Canada est injuste envers les États-Unis » - Trump

Il n'y a aucun doute que les Américains veulent resserrer à leur avantage les règles des échanges économiques entre le Canada et les États-Unis. Mardi, le département du Commerce a d'ailleurs annoncé l'imposition de droits compensateurs de 20 % en moyenne sur les exportations canadiennes de bois d'œuvre.

Par ailleurs, la semaine dernière, le président Trump s'en était pris à l'industrie laitière canadienne, évoquant les pratiques « très inéquitables » ou « injustes » du Canada.

Si les États-Unis décidaient finalement de se retirer de l'ALENA, l'accord resterait en vigueur pour le Canada et le Mexique. Pour le Canada et les États-Unis, les accords commerciaux seraient alors soumis à l'Accord de libre-échange, ratifié en 1988.

En janvier, Donald Trump a signé un décret consacrant le retrait des États-Unis du Partenariat transpacifique (PTP), qui regroupait 12 pays, dont le Canada, et visait à établir une grande zone de libre-échange dans la région Asie-Pacifique. L'accord avait été signé par le président Obama, mais n’avait pas encore été ratifié par le Sénat.

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