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Les États-Unis veulent imposer de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord

Au lendemain du tir d'un missile balistique à longue portée par la Corée du Nord, les États-Unis annoncent qu'ils déposeront dans les prochains jours un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU afin d'instaurer de nouvelles sanctions contre Pyongyang.

« Le lancement par la Corée du Nord d'un ICBM [missile intercontinental] constitue une claire et nette escalade militaire », a déclaré l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, lors d'une réunion d'urgence du Conseil, mercredi.

« Les États-Unis sont prêts à utiliser toute la panoplie de leurs moyens pour se défendre et défendre leurs alliés, a-t-elle poursuivi. Nos importantes forces militaires constituent l'un de ces moyens. Nous les utiliserons si nous sommes obligés. Mais nous préférons ne pas devoir aller dans cette direction. »

La France et la Corée du Sud ont également plaidé pour un durcissementdes sanctions contre le régime communiste.

« Il s'agit d'une menace sérieuse et d'une provocation », a déclaré le président sud-coréen Moon Jae-in. « La Corée du Nord doit suspendre [son programme de missiles] immédiatement », a-t-il ajouté, tout en soulignant que le conflit devait être réglé par la voie diplomatique.

Moon Jae-in a prévenu qu'il se servirait du G20 de Hambourg, qui doit se tenir vendredi et samedi, comme d'une tribune pour plaider en faveur d'un alourdissement des sanctions contre la Corée du Nord.

Au total, l'ONU a imposé six régimes de sanctions à la Corée du Nord depuis qu'elle a procédé à son premier essai nucléaire, en 2006.

Moscou et Pékin à la défense de Pyongyang

De son côté, la Russie s'est opposée à de nouvelles sanctions et a jugé que l'option militaire était « inacceptable ».

La Chine a également refusé d'envisager une réponse militaire à la crise, soulignant qu'elle « a toujours été fermement opposée au chaos et au conflit sur la péninsule coréenne ».

« De ce point de vue, une réponse militaire ne doit pas être une option », a conclu l'ambassadeur chinois Liu Jieyi.

Pour régler la question une bonne fois pour toute, Pékin privilégie une reprise des pourparlers à six (deux Corées, Russie, États-Unis, Chine, Japon), au point mort depuis 2009.

Plus tôt dans la journée, le président américain, Donald Trump, avait accusé la Chine sur Twitter de nuire aux États-Unis en renforçant ses échanges commerciaux avec Pyongyang.

Sans accuser directement la Chine de saboter les efforts de l’Occident pour stopper le programme nucléaire nord-coréen, le président Trump reproche à Pékin d’intensifier ses relations commerciales avec Pyongyang alors que le régime du dictateur Kim Jong-un constitue une menace croissante à la sécurité en Asie du Sud-Est – et bientôt aux États-Unis, si on en croit les experts.

Le tir, mardi, d’un ICBM nord-coréen capable d’atteindre l’Alaska change en effet la donne pour Washington. Selon Jeffrey Lewis, chercheur à l'Institut Middlebury des études internationales, l’engin pourrait théoriquement toucher Anchorage, la plus grande ville de l'État.

La question des sanctions à adopter contre le régime nord-coréen sera au coeur de l'entretien que doivent avoir le président Trump et son homologue chinois Xi Jinping au sommet du G20.

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