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Les ex-criminels ont-ils le droit à une deuxième chance?

Sur quelles bases peut-on déterminer si un criminel a purgé sa dette envers la société? La question de la réhabilitation des ex-détenus a refait surface cette semaine, après que le réseau de télévision City a rapporté que Karla Homolka, l'épouse du violeur en série Paul Bennardo, faisait du bénévolat dans une école primaire de Montréal.

La nouvelle et les images de Karla Homolka, condamnée à 12 ans de prison en 1993 pour homicide, ont fait réagir, notamment sur les réseaux sociaux où plusieurs personnes ont critiqué le choix présumé de l’établissement scolaire de la laisser travailler avec des enfants.

L'ancien détenu devenu conférencier, Daniel Benson, fait partie de ceux qui désapprouvent cette décision.

« […] Je me serais gardé une petite gêne », confie M. Benson, qui a été condamné à la prison à perpétuité après le meurtre de son beau-père en 1982.

« Même si on a purgé notre sentence et qu'on est en libération conditionnelle, il faut être conscient qu'on a fait quelque chose qui a marqué des gens, qui a marqué la société en général. Il y a encore des gens qui souffrent encore », poursuit-il.

Malgré cela, Daniel Benson, qui a été libéré au bout de 25 ans, croit tout de même en la réhabilitation. Il travaille d'ailleurs lui-même auprès d’ex-détenus pour les aider à réintégrer la société.

François Bérard, criminologue et directeur général de la Maison St-Laurent, un établissement de transition de Montréal, abonde dans le même sens.

Il soutient qu’il faut aller au-delà des préjugés et donner la chance aux anciens détenus de se réintégrer dans la société.

« À partir du moment où on les rejette, on les marginalise, on recrée des conditions [...] pour que ces personnes commettent un délit, quel qu'il soit. »

D'après le reportage de Louis-Philippe Ouimet

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