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Les excuses d’un ado à une reporter après un baiser volé en ondes

Le jeune inconnu ayant interrompu une intervention en direct de la journaliste Megan Batchelor à l'antenne de CBC vendredi dernier s'est fait connaître et a présenté ses excuses.

Daniel Davies, 17 ans, a contacté la journaliste lundi sur Twitter pour lui faire part de ses regrets. « Sur le moment, je me suis dit que c'était juste une blague, puis je me suis mis à votre place et j'ai réalisé que ce n'était pas drôle », a écrit le jeune homme. Et de poursuivre : « Il s'agit de votre carrière, de votre corps et vous en avez le contrôle total. Personne n'a le droit de faire cela. »

Excuses acceptées

Megan Batchelor a été interrompue en plein direct vendredi soir au festival de musique de Squamish, à environ une heure de route au nord de Vancouver. Le jeune homme a tenté de prendre un égo-portrait en embrassant la journaliste sur la joue. Celle-ci a immédiatement déposé une plainte auprès de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) locale.

« Ces mots sont exactement ce que j'avais envie d'entendre. Mon but dans toute cette histoire n'était pas que quelqu'un perde son emploi ou ait un casier judiciaire. Je voulais simplement que les gens prennent une seconde et pensent à l'impact de ce geste », a expliqué Megan Batchelor après avoir reçu le message de Daniel Davies.

La reporter a indiqué qu'elle acceptait les excuses de l'adolescent qui a, selon elle, bien compris la leçon.

Sécurité des journalistes

Cet incident a toutefois relancé le débat sur la sécurité des journalistes femmes de terrain. Plus tôt cette année, d'autres reporters de CBC ont vécu une situation similaire, notamment Charlsie Agro à Toronto, insultée en direct, ou encore Ashley Burke, également attaquée verbalement à Montebello, au Québec.

CBC Vancouver a annoncé prendre des mesures concrètes de renforcement de la sécurité de ses journalistes, en travaillant en amont avec les organisateurs des événements jugés risqués pour déterminer des endroits sûrs ou le cas échéant pour se faire accompagner par la sécurité. CBC considère également renforcer les équipes de terrain et conseille de filmer et capturer ce genre d'incident ou encore des plaques d'immatriculation dans la mesure du possible, afin de conserver des preuves visuelles.

Des formations pour apprendre à mieux évaluer les risques pourront également être mises en place prochainement pour les employés amenés à travailler sur le terrain.

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