Retour

Les hommes surreprésentés dans les médias, selon une étude de McGill

Une équipe de chercheurs de l'Université McGill est parvenue à illustrer que, dans les médias, ce sont les hommes qui prédominent.

Les chercheurs ont fouillé dans 2000 journaux, magazines et portails d'actualité de 1983 à 2009, aux États-Unis, pour découvrir que cinq prénoms sur six qui apparaissent dans les médias sont masculins. En réalité, plus une personne est mentionnée dans les médias, plus il y a de chances qu'il s'agisse d'un homme. 

D'après ce qu'ont trouvé les chercheurs, 82% des noms cités dans les médias sont des noms d'hommes.

 Un « plafond de papier »

« Le fossé persistant observé dans la couverture médiatique est attribuable à l'attention que portent les médias aux leaders, et ce, au détriment des gens moins connus, ainsi qu'au fameux "plafond de verre" qui continue d'empêcher les femmes d'accéder à des postes de direction », affirme Eran Shor, professeur agrégé au Département de sociologie de l'Université McGill et auteur principal de l'étude publiée dans le numéro d'octobre de la prestigieuse revue scientifique American Sociological Review.

« Les médias s'intéressent presque exclusivement aux personnes qui se trouvent au sommet des échelles sociale et professionnelle, et qui sont pour la plupart des hommes : chefs de la direction, politiciens, réalisateurs de films, etc. », affirme le professeur Shor. « Et puisque ces personnes célèbres sont celles qui sont le plus souvent citées dans les médias, le fossé continue de se creuser entre les hommes et les femmes pour ce qui est du nombre de fois où ils sont mentionnés dans les médias. »

Eran Shor et ses coauteurs ont découvert avec surprise que les femmes n'étaient pas plus visibles dans les articles publiés par les médias libéraux américains que dans ceux publiés par les médias conservateurs.

Ils n'ont pas remarqué non plus que la présence des femmes dans les médias était plus marquée dans les organisations où elles occupaient des postes de rédactrices en chef ou de directrices de la rédaction ni dans les organismes où elles étaient plus nombreuses au sein des comités de rédaction.

Les inconnus et les vedettes

Parmi les gens peu connus, il y a une quasi-parité en ce qui a trait au nombre de mentions pour les hommes et les femmes. Par contre, pour ce qui est des gens célèbres, les hommes sont représentés beaucoup plus que les femmes. C'est le cas dans la plupart des domaines, y compris dans les arts et spectacles, d'affirmer le professeur Shor.

« Peu importe le média, tant que les hommes continueront de monopoliser le sommet des échelles sociale et professionnelle, nous ne verrons sans doute pas de changement important dans la couverture médiatique », affirme le professeur Shor.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine