Retour

Les infirmières obtiennent une concession de 100 millions $ des libéraux

Le gouvernement du Québec a renoncé à son intention d'abolir les primes majorées pour les travailleurs du secteur de la santé, notamment les infirmières. Ces primes sont accordées à ceux qui travaillent le soir et la nuit, de même qu'à ceux qui travaillent dans le secteur des soins critiques.

Cette avancée dans les négociations a été confirmée par La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ). Le gouvernement pour sa part n'a pas voulu commenter.

Selon Roberto Bomba, trésorier de la FIQ, la question des primes majorées revêt une grande importance, car le fait de travailler le soir ou la nuit rend plus difficile la conciliation travail-famille.

« Cela démontre [de la part du gouvernement] une volonté réelle de reconnaître le travail qui est fait par l'ensemble des professionnels en soins, dit-il. On parle d'infirmières, d'infirmières-auxiliaires, d'inhalothérapeutes et des perfusionnistes dans la province. »

Les préposés aux bénéficiaires reçoivent également des primes.

En entrevue à La Presse Canadienne, la présidente de la FIQ, Régine Laurent, a expliqué que ces primes avaient été instaurées il y a cinq ans pour attirer des infirmières vers des postes plus exigeants et plus difficiles à combler. Les primes visaient également à maintenir le personnel à des quarts de travail moins attirants.

« Pour les infirmières de nuit, par exemple, elles pouvaient convertir ces primes en congés, parce qu'on sait que c'est plus difficile sur le corps le travail de nuit. Ça permettait aussi, de soir, de retenir et d'attirer des gens, parce que c'est un quart de travail où les plus jeunes qui veulent avoir des enfants ou ont des enfants jeunes, pour elles, c'est plus difficile. Et pour celles qui sont plus âgées, elles trouvent ça plus difficile quand ce n'est pas par choix », a illustré Mme Laurent.

La dirigeante syndicale a ajouté qu' « ils se sont rendu compte que (l'abolition des primes), ça créerait plus de problèmes de faire ça, parce que c'est comme rompre un contrat. Les gens qui ont pris des postes de soir et de nuit l'ont pris en sachant qu'ils avaient cette majoration-là. Donc, probablement qu'il y a des gens qui laisseraient ces quarts de travail-là. C'est un risque », a conclu Mme Laurent.

Loin d'une entente

La FIQ affirme toutefois qu'il reste beaucoup de travail à faire.

D'autres aspects de la négociation ne sont pas encore réglés, de préciser M. Bomba, comme la stabilité des équipes de travail et la question salariale.

Par ailleurs, sur le plan salarial, la FIQ estime que ses membres « doivent obtenir plus que les 3 % qui sont sur la table ».

La FIQ dit apporter au gouvernement des solutions pour réduire le recours au privé dans le réseau public et pour réduire le temps supplémentaire : « Selon nous, il y a moyen d'aller chercher  plus de100 millions de dollars qui peuvent être récupérés dans le réseau de la santé », d'ajouter M. Bomba.

Les 66 000 membres de la FIQ se prononceront lors d'un vote le 20 octobre pour fixer un calendrier de journées de grève. La FIQ avait claqué la porte à la fin de septembre, avant de revenir à la table de négociation le 2 octobre dernier.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un rottweiler goûte à du citron pour la première fois





Rabais de la semaine