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Les infirmières pourront bientôt faire de nouveaux actes médicaux

Des infirmiers et infirmières du Québec pourront dispenser, dès janvier prochain, des services médicaux jusqu'ici réservés aux médecins dans certaines situations cliniques bien précises, notamment dans le domaine des infections transmises sexuellement (ITS) et du traitement des plaies.

C'est ce qu'ont annoncé mercredi le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, et la ministre responsable de l'application des lois professionnelles du Québec, Stéphanie Vallée. Tous deux ont dit y voir une façon d'améliorer l'accessibilité à des soins de santé.

Les modifications en question sont inscrites dans trois règlements qui ont été approuvés mercredi par le Conseil des ministres, dont le Règlement sur certaines activités professionnelles qui peuvent être exercées par une infirmière ou un infirmier.

Selon la ministre Vallée, ce règlement permettra notamment aux infirmières ayant un baccalauréat ou qui suivront les formations requises de prescrire certaines analyses de laboratoire, certains produits et certains médicaments et pansements dans le domaine du traitement des plaies.

Ceux et celles qui oeuvrent dans le domaine de la santé publique pourront en outre prescrire la contraception hormonale, la contraception orale d'urgence, le stérilet, l'acide folique (en périnatalité), certains médicaments pour arrêter de fumer, et des médicaments pour des infections gonococciques ou à la Chlamydia trachomatis.

« En fait, on s'attaque à la prolifération des ITS qui a cours malheureusement, notamment chez les jeunes », a résumé la ministre Vallée.

Des traitements contre la nausée et les vomissements pour les femmes enceintes et des traitements contre l'infection fongique de la peau et des muqueuses chez le bébé et la mère qui allaite pourront aussi être prescrits par des infirmières lorsque le règlement entrera en vigueur, le 11 janvier prochain.

Un second règlement adopté par le Conseil des ministres vient modifier le Code de déontologie des infirmières et infirmiers, pour y ajouter des dispositions visant le secret professionnel, la délivrance d'un certificat de complaisance, l'utilisation d'outils d'évaluation et les conflits d'intérêts.

Le troisième règlement vient modifier le Règlement sur les spécialités médicales du Collège des médecins afin d'y ajouter six nouvelles spécialités médicales. Selon le ministre Barrette, cela permet surtout d'harmoniser les classes de spécialité en vigueur au Québec avec celles qui sont en vigueur dans le reste du Canada.

Ces deux derniers règlements entreront en vigueur le 2 octobre prochain.

Ces annonces, faites mercredi, constituent l'aboutissement de négociations impliquant l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, le Collège des médecins et le gouvernement du Québec.

Réagissant à l'annonce des ministres, la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, Régine Laurent a qualifié la décision de Québec de « pas dans la bonne direction ».

« Mais tant qu'on va arriver avec des listes nominatives comme ça, on n'avancera pas, a-t-elle ajouté. On se bat pour être capable d'agir dans les problèmes courants. Aujourd'hui quelqu'un qui a une infection urinaire, ça ne règle pas son problème, un enfant qui a une otite, ça ne règle pas son problème. Je ne suis pas capable d'envoyer quelqu'un qui a un bras cassé passer une radiographie. »

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