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Les libéraux s'imposent dans le Grand Montréal

Les candidats libéraux ont réussi à reconquérir la grande région de Montréal. Seule une poignée de candidats néo-démocrates ont survécu à la vague rouge qui permettra à Justin Trudeau de diriger le gouvernement. Et, petite surprise, plusieurs candidats du Bloc québécois ont réussi à se faire élire dans la région, malgré la défaite de leur chef.

Un texte de Gaétan Pouliot

Comme le souhaitait le maire Denis Coderre, les candidats conservateurs sont complètement absents de la carte électorale du Grand Montréal. Aucun n'a été élu, même si le parti misait sur la circonscription de Mont-Royal, où Stephen Harper avait lancé sa campagne il y a 78 jours.

Le maire a rapidement félicité le nouveau premier ministre Justin Trudeau. Une « excellente nouvelle pour Montréal », a-t-il écrit sur Twitter.

Denis Coderre, ex-député libéral, avait appelé les Montréalais à voter contre les conservateurs, excédé par la décision du gouvernement fédéral d'interdire le rejet d'eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent. Le dossier du péage sur le nouveau pont Champlain était aussi un dossier de discorde entre le gouvernement conservateur et l'administration montréalaise.

Joly détrône Mourani

La candidate vedette libérale Mélanie Joly a remporté son pari dans Ahuntsic-Cartierville avec 47,5 % des voix, défaisant la néo-démocrate et ex-bloquiste Maria Mourani.

« Nous avions un plan de match extrêmement progressiste qui a su charmer les Québécois, qui était proche des valeurs québécoises avec une équipe d'une nouvelle génération », a dit l'ex-candidate à la mairie de Montréal, qui avait terminé deuxième derrière Denis Coderre.

La candidate néo-démocrate Maria Mourani est donc battue après avoir enregistré trois victoires sous la bannière du Bloc québécois. Elle a été expulsée du caucus bloquiste et a quitté le parti dans la foulée du débat sur la charte des valeurs du Parti québécois.

Mélanie Joly, une proche de Justin Trudeau, pourrait être nommée ministre dans le nouveau gouvernement.

L'ex-ministre Stéphane Dion (Saint-Laurent) et l'ancien astronaute Marc Garneau (Notre-Dame-de-Grâce-Westmount) peuvent aussi espérer faire partie du prochain Cabinet, puisqu'ils ont été réélus.

À Laval, les quatre circonscriptions sont passées au rouge. Les candidats libéraux ont battu sans difficulté les néo-démocrates qui avaient remporté ces circonscriptions en 2011. Les députés sortants François Pilon (Laval-Les Îles) Rosane Doré Lefebvre (Alfred-Pellan) ont perdu leur siège.

Importants reculs pour le NPD

Quatre ans après avoir balayé la région de Montréal, la vague orange ne s'est donc pas répétée. 

Quelques néo-démocrates ont tout de même tenu le coup, dont le chef Thomas Mulcair (Outremont), Alexandre Boulerice (Rosemont-La Petite-Patrie) et Hélène Laverdière (Laurier-Sainte-Marie) sur l'île de Montréal.

En Montérégie, Anne Minh-Thu Quach (Salaberry-Suroît), Matthew Dubé (Beloeil-Chambly), Pierre Nantel (Longueuil-Saint-Hubert) et Brigitte Sansoucy (Saint-Hyacinthe-Bagot) ont été réélus.

Gains pour le Bloc... sans Duceppe

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a une nouvelle fois mordu la poussière face au NPD. Malgré tout, la formation souverainiste a réussi à faire élire six députés bloquistes sur la Rive-Nord et un député en Montérégie (Pierre-Boucher-Les-Patriotes-Verchères).

Mario Beaulieu - qui avait remporté la course à la direction du parti avant de laisser sa place à Gilles Duceppe - a pour sa part été élu dans la circonscription de La Pointe-de-l'Île.

Ces huit députés formeront le gros du contingent souverainiste à Ottawa, puisque seuls 10 députés bloquistes ont été élus.

Le chef bloquiste a, à nouveau, été vaincu par la néo-démocrate Hélène Laverdière dans la circonscription de Laurier-Sainte-Marie, où il est devenu le premier député du Bloc québécois en 1990. Devant ses partisans, à Montréal, il s'est abstenu d'évoquer son avenir politique.

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a malgré tout tenu à remercier Gilles Duceppe pour sa campagne. « D'énormes remerciements à Gilles pour sa détermination et [le] nouveau souffle qu'il procure aux souverainistes », a-t-il écrit sur son compte Twitter.

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