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Les lois antitabac contribuent-elles à faire diminuer le nombre de fumeurs?

Les lois adoptées pour restreindre les lieux où les gens peuvent fumer visent à protéger les non-fumeurs, mais quel est leur impact sur les fumeurs? Ces lois contribuent-elles à en faire diminuer le nombre?

C'est aujourd'hui, 26 novembre, que de nouvelles modifications à la Loi sur le tabac entrent en vigueur au Québec. Depuis minuit, il est notamment interdit de fumer à moins de 9 mètres d'une porte ou d'une fenêtre d'un édifice commercial.

Il y a à peine 30 ans, partout, les fumeurs pouvaient s'en donner à coeur joie.

La toute première loi antitabac au Québec a été adoptée en 1986. Il était dorénavant interdit de fumer dans les hôpitaux, les écoles et les autobus scolaires.

En 1998, le gouvernement du Québec a adopté une loi plus sévère : la cigarette a été interdite dans de nombreux lieux publics fermés, dont le transport en commun, les édifices gouvernementaux, les centres commerciaux et les garderies. C'est à cette époque que les fumoirs ont vu le jour.

Pendant ce temps, le gouvernement fédéral serrait aussi la vis à l'industrie du tabac. À partir de 2001, les fabricants ont dû afficher les ravages de la cigarette sur les paquets d'emballage.

Quelques années plus tard, le Québec a encore durci sa loi. À compter du 31 mai 2006, il a été interdit de fumer dans les restaurants, les bars et les cours d'école. C'était aussi la fin des fumoirs dans tous les édifices publics. D'autres mesures ont été adoptées depuis.

Regardons maintenant le nombre de fumeurs au cours de la même période.

En 1985, 40 % des Québécois fumaient.

En 2000, soit 15 ans plus tard, ce taux a chuté à 28 %.

Et en 2015, il y avait 14 % de fumeurs au Québec.

Conclusion de notre vérification des faits : c'est vrai, l'adoption de lois antitabac est un des facteurs qui contribuent à faire diminuer le nombre de fumeurs. Il y en a presque trois fois moins aujourd'hui au Québec que dans les années 80.

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