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Les médecins du Québec peuvent maintenant prescrire de l'activité physique

Dès aujourd'hui, les médecins de la province peuvent prescrire de l'activité physique. Les 8800 omnipraticiens québécois recevront dans les prochaines heures de nouvelles ordonnances à distribuer aux patients. Sur une si grande échelle, il s'agit d'une première mondiale.

Un texte de Thomas Gerbet

De la même manière qu'on prescrit des pilules, les Québécois qui en ont besoin pourraient se voir prescrire une quantité d'activité physique à faire. Il s'agit de « cubes d'énergie » comme en accumulent déjà les élèves dans les écoles. Chaque cube correspond à 15 minutes de dépense physique.

Le nouveau programme pour les patients de la province est une initiative de la Fédération des médecins omnipraticiens  du Québec et du Grand Défi Pierre Lavoie, organisation qui encourage la population à adopter de saines habitudes de vie.

Le papier indique combien de cubes doit réaliser le patient. L'activité sera adaptée : cela pourra être de la natation ou une simple marche et même du jardinage. Bien sûr, rien n'oblige le patient à respecter la prescription. Mais rien ne l'oblige non plus à prendre ses pilules.

« Le médecin démontre qu'il prend ça au sérieux. Ce n'est pas juste un conseil, comme ça, c'est une prescription médicale. », dit Martin Juneau, directeur de la prévention à l'Institut de cardiologie de Montréal.

Pas question pour le moment que l'État rembourse l'inscription à des activités physiques, mais Pierre Lavoie pense qu'on pourrait y arriver à l'avenir. C'est d'ailleurs ce qui s'est fait lors d'un projet pilote récent à Strasbourg, en France. Sur une base individuelle, des médecins canadiens ont tenté une expérience semblable à celle lancée aujourd'hui. C'est le cas à La Baie, au Saguenay, à Sainte-Julie, en Montérégie, et à l'Île-du-Prince-Édouard.

Des médecins spécialistes comme les psychiatres ou les pédiatres montrent déjà de l'intérêt à utiliser ces nouvelles ordonnances, au même titre que les omnipraticiens.

Le ministère de la Santé du Québec et des chercheurs vont suivre le programme de trois ans lancé dans la province pour mesurer son efficacité.

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