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Les médecins résidents prêts à faire la grève

Les médecins résidents du Québec sont prêts à prendre des moyens de pression allant jusqu'à la grève générale pour faire débloquer leurs négociations avec le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Un texte de Michel Marsolais

Les quatre associations de médecins résidents du Québec ont voté dans les derniers jours dans des proportions allant de 96 % à 99 % en faveur du déclenchement de moyens de pression.

L’entente collective des médecins résidents est échue depuis mars 2015 et après 16 rencontres avec le MSSS, la négociation ne semble pas avoir fait de progrès.

« Maintenant, nous n’avons pas d’autre choix que de nous faire entendre et de faire pression sur le gouvernement avec les moyens à notre disposition, incluant une éventuelle grève générale, s’il le faut », soutient le président de la Fédération des médecins résidents du Québec, le Dr Christopher Lemieux.

La négociation porte sur les congés d’étude et de maternité, mais surtout sur la rémunération et la durée de la semaine de travail. Les quelque 3500 médecins résidents québécois travaillent en moyenne 72 heures par semaine et trouvent inacceptable que le ministère leur demande d’en faire encore plus, notamment au chapitre des tours de garde de nuit.

Depuis 2009, la période de travail des médecins résidents est limitée à 16 heures par tranche de 24 heures, une limite que le gouvernement chercherait à remettre en question. À raison de 72 heures par semaine, les médecins résidents estiment toucher un salaire moyen de base de 14 $ de l’heure, soit moins que les infirmières spécialisées.

En entrevue à 24/60, le Dr Christopher Lemieux rappelle qu’un résident a « un salaire annuel ». « Peu importe le nombre d’heures qu’on va effectuer, on n’aura pas d'heures supplémentaires payées », ajoute M. Lemieux.

« On demande tout simplement des personnes qui comprennent mieux la réalité des médecins résidents » à la table des négociations.

Le ministre Gaétan Barrette s’est dit déçu par les votes de grève.

« Les médecins résidents sont assujettis à la Loi sur les services essentiels. Je les invite à revenir à la table de négociation avec des demandes raisonnables. Les demandes des résidents sont extrêmement élevées, on parle de près de 30 % d’augmentation qui sont demandés, ce qui excède largement les paramètres de l’État », a déclaré le ministre de la Santé.

La Fédération n’a pas donné de précisions sur l’échéancier de leurs moyens de pression, mais ceux-ci seront déclenchés à court terme, s’il n’y a pas de déblocage à la table de négociation.

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