Les quelque 90 derniers demandeurs d'asile qui logeaient encore au stade olympique de Montréal ont été réinstallés dans les 10 centres d'hébergement de la métropole.

L’infrastructure sportive, qui comptait au plus fort de la vague de migrants, pas moins de 900 lits, aura ainsi servi de refuge temporaire pendant 34 jours.

Au total, les centres d’hébergement ont accueilli 3388 personnes.

Le stade olympique s’est vidé de ses résidents un peu plus tôt que prévu, note l’organisme PRAIDA (Programme régional d'accueil et d'intégration des demandeurs d'asile), qui ajoute que ce n’est pas l’endroit idéal pour vivre.

Il était prévu que le stade serve de refuge jusqu’à la mi-septembre, moment où s’y tient Autorama, un rassemblement de voitures d’exposition.

Un autre centre d’hébergement temporaire, celui de Boucherville, géré par le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie, fermera lui aussi ses portes mercredi. Son ouverture avait suscité des craintes et des critiques de la part de résidents.

Autre afflux de migrants à prévoir

La fermeture de ces deux centres d'hébergement temporaire s’explique par la baisse du nombre de migrants qui traversent la frontière à Saint-Bernard-de-Lacolle, si bien que le campement installé non loin du chemin Roxham est, lui aussi, presque vide.

Il ne reste plus qu’une cinquantaine de personnes dans les tentes, qui ont hébergé jusqu’à 1000 personnes au plus fort de la crise, indique le responsable du campement, le major Martin Lamontagne-Lacasse.

Ce nombre de personnes hébergées au campement de Saint-Bernard-de-Lacolle est stable depuis une dizaine de jours et trois tentes suffisent, selon lui.

Toutefois, le campement ne sera pas démonté pour autant, car il est fort possible que d’autres vagues de migrants arrivent des États-Unis, comme l'a prédit l’avocat spécialisé en droit de l’immigration, Stéphane Handfield, dans une entrevue accordée à Radio-Canada le 30 août dernier.

« Au cours de la prochaine année, jusqu’en juin 2018, il y a [des migrants d']environ 10 pays qui vont être sous le coup d’une révision de leur permis de séjour temporaire, a souligné Me Handfield. Si on ne fait pas rapidement des tournées auprès des communautés concernées, on risque d’avoir de sérieux problèmes éventuellement à la frontière. »

L’annonce, mardi, par l’administration Trump de la fin du programme des « Dreamers » pourrait aussi inciter bon nombre de ces 800 000 personnes menacées d’expulsion de tenter leur chance au Canada.

Ces « rêveurs », dont le surnom est dérivé d'un projet de loi qui n'a jamais pu être adopté au Congrès, sont des clandestins arrivés aux États-Unis avec leurs parents alors qu’ils n’étaient que des enfants. Ils étaient jusqu’ici protégés de cette menace d'expulsion grâce à une mesure mise en place par l’ancien président américain Barack Obama, le Deferred Action for Childhood Arrivals ou DACA.

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