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Les modifications à la loi sur Air Canada adoptées aux Communes

Les Communes ont adopté en troisième lecture, mercredi, le projet de loi qui assouplit les conditions imposées à Air Canada pour l'entretien de ses avions.

Le projet de loi a été adopté à 170 voix en faveur et 136, contre le projet de loi.

Les députés renverront ainsi la balle aux sénateurs, qui devront à leur tour se pencher sur ce projet de loi qui suscite l'indignation des travailleurs en aéronautique.

La Loi sur la participation publique au capital d'Air Canada, qui était en vigueur depuis 1988, obligeait le transporteur aérien à entretenir ses appareils à Montréal, à Winnipeg et à Mississauga. Le projet de loi C-10 modifie cette loi en stipulant que « sans éliminer l'exercice d'activités d'entretien d'aéronefs en Ontario, au Québec ou au Manitoba », Air Canada « peut modifier le type ou le volume d'une ou de plusieurs de ces activités dans chacune de ces provinces ainsi que le niveau d'emploi ».

Le gouvernement affirme que ces modifications permettront à l'entreprise de rester concurrentielle.

À la période des questions, mercredi, le chef néo-démocrate sortant Thomas Mulcair a accusé le gouvernement de laisser tomber les 2600 travailleurs qui ont perdu leur emploi quand Aveos - la filiale qui s'occupait de l'entretien des avions du transporteur - a fermé ses portes en 2012. Il a demandé pourquoi Ottawa signait ainsi un « chèque en blanc » à l'entreprise.

Justin Trudeau a répliqué en assurant que son gouvernement travaillait fort pour créer des emplois dans le secteur de l'aérospatiale.

Deux députés du Nouveau Parti démocratique, qui ont voté contre le projet de loi, ont réagi sur Twitter peu après le vote.

« Les libéraux forcent l'adoption de C-10 et confirment la perte de 2600 jobs d'Air Canada qui étaient protégés par la Loi », a écrit le député de Rosemont-La Petite-Patrie, Alexandre Boulerice.

« Le vote sur le projet de loi C-10 va tuer des emplois et permettre à Air Canada d'envoyer des emplois de maintenance à l'étranger », a également écrit le député pour Cowichan-Malahat-Langford, Alistair MacGregor.

Le Bloc québécois a aussi critiqué le projet de loi : « Les 40 députés libéraux du Québec capitulent et entérinent la perte d'emplois chez nous », peut-on lire sur Twitter.

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