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Les néo-démocrates ou les libéraux au pouvoir, de « vraies possibilités », selon Harper

Les politiciens ne commentent pas les sondages, mais ils les consultent certainement. En campagne à Mississauga, en Ontario, le chef du Parti conservateur, Stephen Harper, y est allé d'un constat lucide sur l'état de cette course serrée, tout en tentant de convaincre les électeurs de le réélire.

« Ces sondages serviront à attirer l'attention », a d'abord déclaré M. Harper, ajoutant qu'il continuait à se battre pour faire élire un gouvernement conservateur et poursuivre ses politiques économiques.

« Ils nous disent qu'ils feront croître l'économie, l'emploi et la classe moyenne en augmentant les impôts et en présentant des déficits permanents. [...] C'est le marécage qu'ils tentent de nous vendre », a lancé le chef conservateur.

« Nous savons que la raison pour laquelle cette économie est en croissance, que nous créons des emplois et que notre classe moyenne est forte est que nous avons des impôts bas et des budgets équilibrés. C'est le choix que nous croyons que les Canadiens devraient faire », a conclu Stephen Harper.

Du changement, mais pas nécessairement une coalition

Avec cette course serrée, la possibilité d'une coalition gouvernementale continue d'être évoquée par les journalistes. Lors d'un point de presse tenu plus tôt à Amherst, en Nouvelle-Écosse, Justin Trudeau a de nouveau écarté l'idée d'une « coalition formelle », tout en se disant ouvert à travailler avec les autres partis « pour s'assurer que les lois adoptées en Chambre soient adaptées aux besoins des Canadiens ».

« Nous n'avons pas seulement besoin d'un gouvernement différent, mais d'un meilleur gouvernement », a affirmé le chef libéral, soulignant que « plus de 60 % des Canadiens veulent un autre premier ministre », selon les sondages.

M. Trudeau estime que le Parti libéral offre le meilleur gouvernement pour les Canadiens et tente d'associer ses adversaires conservateur et néo-démocrate sur le plan économique. En réponse aux questions sur la possibilité d'une coalition, le chef libéral a de nouveau accusé Thomas Mulcair d'avoir adopté « le cadre économique de Stephen Harper » en promettant d'équilibrer le budget fédéral dès la prochaine année financière.

« Le fait que M. Mulcair s'est aligné derrière les politiques économiques de M. Harper signifie qu'il ne comprend pas ce dont les Canadiens ont besoin », a lancé Justin Trudeau, rappelant de nouveau son plan d'investissement dans les infrastructures, pour créer de l'emploi et de la croissance, au prix de trois années déficitaires.

Priorité : battre Harper

En tête dans les sondages, le chef du Nouveau Parti démocratique a rappelé pour sa part la tentative avortée de former une coalition avec le Parti libéral, appuyée par le Bloc québécois, en 2008. « On a essayé, on a signé une entente de coalition avec les libéraux, qui ont levé le nez sur leur propre signature et voilà que sept ans plus tard, Stephen Harper est encore là », a affirmé Thomas Mulcair lors d'un point de presse à Dorval.

À ses adversaires qui critiquent son approche économique, M. Mulcair a répondu que, contrairement à eux, il augmentera les impôts des grandes entreprises, qui ne paient pas « leur juste part », selon lui. « M. Trudeau et M. Harper pensent tous deux que réduire leurs impôts de 50 milliards était une bonne idée. Nous ne sommes pas d'accord », a déclaré le chef du NPD.

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