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Les nids des fous de Bassan bientôt sous la loupe des chercheurs

Cette année, la saison de terrain pour étudier la plus grosse colonie de fous de Bassan au monde, située sur l'île Bonaventure, commencera quelques semaines plus tôt, soit au début de mai plutôt qu'à la fin du mois. Les chercheurs veulent être présents dès la délicate période d'incubation des œufs.

Un texte de Brigitte Dubé, d'après une entrevue réalisée par Maude Rivard

Selon le doctorant en biologie de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), David Pelletier, intervenir plus tôt permet de couvrir une plus longue partie de la période de reproduction.

Auparavant, les chercheurs arrivaient à la fin de mai alors que les oiseaux avaient déjà pondu. « On veut s’assurer de capturer les oiseaux dès le début pour installer un système global de positionnement (GPS) qui nous permettra de connaître leur aire d’alimentation et leur comportement lié à l’alimentation », précise David Pelletier.

Des prélèvements sanguins sont aussi effectués pour mesurer différents paramètres sur l’état de santé des fous de Bassan, pour voir de quelle façon ils répondent au stress.

Manque de nourriture à la période cruciale d’incubation

« On avait déjà constaté que beaucoup moins de jeunes se rendaient à l’étape de l’envol, indique M. Pelletier. On essayait de comprendre ce qui se passait à ce niveau-là, sauf que dans les dernières années, on s’est rendu compte qu’il y avait des difficultés au niveau du succès de l’éclosion. Souvent, la femelle pond un œuf, mais ne réussit pas l’incuber jusqu’à l’éclosion. »

Ces difficultés seraient liées à la diminution des stocks de nourriture. « En ce qui concerne l’incubation et le nourrissage des poussins, on émet l’hypothèse qu’il est de plus en plus difficile de trouver des proies dans l’écosystème marin », suppose le chercheur.

« Les stocks de hareng de printemps sont pratiquement à terre, ajoute M. Pelletier. Il est particulièrement important pour la période d’incubation. »

Cette hypothèse expliquerait l’échec de l’éclosion.

M. Lavoie estime avoir acquis une bonne connaissance du succès de reproduction sur plusieurs années pour une centaine d’individus. « On veut comprendre pourquoi certains sont plutôt vulnérables alors que d’autres sont plutôt résilients », explique-t-il.

Il mentionne qu’en 2012, le taux de succès de la reproduction était exceptionnellement bas, soit de 4 %. Dans les années 1990 et avant, un taux de 75 % à 80 % était la norme.

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