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Les niveaux d'eau continueront à monter au moins jusqu'à lundi au Nouveau-Brunswick

Les riverains du fleuve Saint-Jean ne sont pas au bout de leurs peines. L'Organisation des mesures d'urgence (OMU) a annoncé que le niveau de l'eau n'avait pas encore atteint son plus haut point.

Dans le sud du Nouveau-Brunswick, l'eau continuera de monter au moins jusqu'à lundi, a avisé la Ville de Saint-Jean.

Les jours qui viennent ne seront pas de tout repos pour les riverains touchés par les crues printanières.

Questionné sur un possible échéancier de réouverture des routes, notamment le tronçon de la Transcanadienne entre Fredericton et Moncton, le porte-parole du ministère des Transports et de l'Infrastructure a indiqué que les routes fermées étaient toujours inondées. Il a affirmé que celles-ci resteraient fermées tant et aussi longtemps qu'elles ne seraient pas sûres pour le public.

Énergie NB déploie ses équipes

Presque 800 clients, dans différentes régions de la province, ont perdu l’électricité en raison des inondations, mais aussi à cause des vents violents qui ont soufflé partout samedi. Les autorités préviennent que le nombre d'abonnés privés de courant pourrait augmenter.

Marie-Andrée Bolduc, porte-parole d'Énergie Nouveau-Brunswick, affirme que tous les efforts sont déployés afin de rétablir le courant. Quarante-sept équipes d'Énergie NB sont présentement sur le terrain, appuyées par 29 équipes provenant de compagnies privées de la province, mais aussi de Nouvelle-Écosse.

Énergie NB demande aux résidents dont la maison est inondée ou qui veulent être évacués d'appeler au 1-800-663-6272 pour demander un débranchement d'urgence. Marie-Andrée Bolduc affirme qu'il n'est pas suffisant d'éteindre les interrupteurs du panneau électrique.

De plus, les services d’eau et d’égouts pourraient aussi être touchés au cours des prochains jours. Il est donc très important de faire preuve de prudence lors de la consommation d'eau pour les résidents qui sont toujours à la maison.

Aide fédérale

La province n’écarte pas la possibilité de faire appel aux Forces armées canadiennes. « Si nous avons besoin de ressources additionnelles, nous sommes préparés à les demander », a déclaré le premier ministre Brian Gallant.

Il a ajouté que, pour le moment, l’aide privilégiée est celle de la Garde côtière canadienne qui appuie les sinistrés.

Vendredi, la Garde côtière a été dépêchée dans les régions inondées pour prêter main-forte aux autorités.

Évacuez, martèlent les autorités

Depuis une semaine, la Ville de Saint-Jean demande aux résidents situés dans des zones à risques d’évacuer leur propriété.

Les autorités ont demandé à 2000 personnes de quitter leur maison de manière volontaire.

Le niveau de l’eau a atteint 5,6 mètres, dimanche, tandis que le seuil d’inondation est de 4,2 mètres.

La Ville s'attend à ce que le niveau atteigne 5,9 mètres.

« Il y a encore des régions où les gens peuvent évacuer par eux-mêmes en toute sécurité. Ils devront prendre cette décision rapidement, puisque d’autres routes et rues seront affectées ou fermées », a indiqué le directeur de l’Organisation des mesures d’urgence, Greg MacCallum.

À Fredericton, les niveaux de l’eau fluctuent. Ils ne devraient pas baisser de façon importante.

« On est loin d'un retour à la normale », a souligné samedi le directeur des communications au ministère de la Justice et de la Sécurité publique, Robert Duguay. Il y a des vents violents et des précipitations sont à venir. »

Plus de 800 personnes évacuées de plusieurs endroits dans la province se sont inscrites auprès de la Croix-Rouge canadienne.

Mais certains riverains refusent de partir, comme les Comeau-Brideau. Le niveau de l'eau autour de leur maison augmente pourtant à vue d'oeil.

Depuis bientôt une semaine, la famille qui réside dans la région de Westfield, dans le sud du Nouveau-Brunswick, se bat contre la crue du fleuve Saint-Jean.

« Ça augmente vraiment vite », informe Gina Comeau, propriétaire dans la région de Westfield. « Il y a de 40 à 58 pouces d'eau dans notre cave », ajoute son conjoint.

Le couple a construit un mur de sable autour de sa propriété, achetée il y a un an.

Les heures de surveillance se multiplient. Leur cave est inondée et maintenant la famille a peur pour le rez-de-chaussée de la maison.

Les Comeau-Brideau sont toutefois décidés à rester dans leur propriété, malgré les recommandations et la perte d'électricité dans leur domicile.

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