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Les parents d'Alex Radita condamnés à la prison à vie

Les parents d'Alex Radita, un garçon de 15 ans mort de faim et des complications de son diabète, ont été condamnés à la prison à vie sans possibilité de remise en liberté avant 25 ans. La juge Karen Horner les a reconnu coupables de meurtre au premier degré, vendredi, à Calgary.

Au moment de son jugement, la juge a souligné sa stupéfaction face à ce dossier. « Vos actions dépassent l'entendement. Vous avez persisté dans votre confiance arrogante jusqu'à ce qu'il en meure », a affirmé la magistrate.

Les parents n'ont pas voulu réagir au jugement.

Alex Radita pesait seulement 16,7 kg à sa mort, le 7 mai 2013. Ses parents, Emil et Rodica Radita, ont été inculpés de meurtre au premier degré neuf mois après le décès de leur fils, qui souffrait de diabète non traité et d'une infection connue sous le nom de sepsis bactérien.

Tout au long de leur procès, qui a débuté en mai dernier, la juge Karen Horner a entendu en preuve que les Raditas refusaient de traiter correctement le diabète de type 1 de leur fils, à partir de son diagnostic à l'âge de deux ans.

Les procureurs Susan Pepper et Marta Juzwiak ont ​​soutenu que les deux parents devraient être reconnus coupables de meurtre au premier degré, tandis que les avocats de la défense Jim Lutz et Andrea Serink ont ​​soutenu que si les Raditas étaient coupables, il s'agissait d'homicide involontaire et non de meurtre.

Hospitalisé à de nombreuses reprises

Au moment du diagnostic du garçon, la famille Radita habitait à Surrey, en Colombie-Britannique. Au cours des années qui ont suivi, son diabète non traité l’a amené à l’hôpital de nombreuses fois.

Selon les preuves présentées au procès, les accusés ont dit à plusieurs reprises aux responsables médicaux qu'ils ne croyaient pas que leur fils avait le diabète.

En 2003, Alex Radita, âgé de cinq ans, a été hospitalisé dans un si mauvais état qu’il était à quelques heures de la mort, selon le témoignage d’un des témoins au procès.

Le garçon, qui a sept frères et sœurs, a alors été mis dans une famille d’accueil pendant un an, par les services sociaux de la Colombie-Britannique. Au cours de ces mois, Alex Radita a pris du poids, a assisté à ses rendez-vous médicaux, a fréquenté l'école et était, selon son professeur à l'époque, un enfant heureux.

À la suite d'une audience sur la protection de l'enfance, le juge Gary Cohen a rendu Alex à ses parents.

Le juge Cohen a déclaré qu’Alex Radita serait sous la surveillance de son école et que les responsables de la santé surveilleraient le garçon.

Toutefois, peu de temps après qu'Alex ait été retourné à ses parents, il a cessé d'aller à l'école. Lorsque le médecin qui avait traité le garçon a déménagé de bureau en 2008, les Raditas ont cessé de se présenter pour les rendez-vous.

Depuis 2009, la famille a déménagé en Alberta, où Alex Radita n'a jamais été inscrit à l'école et n'a jamais visité un médecin, selon les preuves au procès.

En Alberta, Alex est devenu presque complètement isolé du monde extérieur.

Lorsque les ambulanciers paramédicaux ont été appelés à la maison des Radita en mai 2013, ils ont trouvé le corps squelettique du garçon sur son lit. Il était tellement émacié que le médecin légiste a déclaré que le garçon était dans le 0,1 percentile comparativement aux garçons de son âge et de sa taille.

L'adolescent avait une blessure au cou si profonde que son os de la mâchoire était visible et ses muscles du cou étaient « près de la liquéfaction totale », a déclaré le pathologiste judiciaire, le Dr Jeffery Gofton.

Quarante et un ulcères et blessures couvraient le corps d'Alex et ses dents étaient pourries, a-t-il déclaré.

Selon les avocats de la défense, il faut conclure que les Raditas ont été malveillants et qu'ils ont délibérément planifié la mort de leur fils, afin qu’ils soient trouvés coupables de meurtre au premier degré.

Selon eux, ne pas traiter convenablement le diabète de leurs fils n’est pas la même chose que l’intention de le tuer.

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