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Les Penguins s'offrent la coupe Stanley, Crosby le Conn-Smythe

Les Penguins de Pittsburgh ont succédé aux Blackhawks de Chicago en tant que champions de la Coupe Stanley, dimanche, sept ans jour pour jour après leur dernière conquête du prestigieux trophée.

Un texte de Félix St-Aubin

Pour ce faire, les Pennsylvaniens ont triomphé des Sharks de San José 3-1 dans la sixième confrontation de la série.

Les Penguins ont du coup soulevé le Saint-Graal du hockey professionnel pour la quatrième fois de leur histoire. Leurs précédents sacres se sont produits en 1991, 1992 et 2009.

Le trophée Conn-Smythe, remis au joueur par excellence des éliminatoires, a été décerné à Sidney Crosby. Le capitaine, auteur de deux mentions d'aide dans la victoire décisive, a amassé 19 points, dont 6 buts, en 24 rencontres.

« Je ne pensais pas vraiment à 2009. Je pensais seulement à combien il est difficile de se rendre à ce point et je souhaitais profiter de chaque seconde », a mentionné Crosby.

« Ce n'est pas facile d'atteindre la finale et d'avoir gagné il y a sept ans, à un si jeune âge, tu tiens tout ça pour acquis un peu. Nous avons un groupe de joueurs très spécial », a renchéri le principal intéressé.

Crosby est le troisième membre de l'organisation des Penguins à obtenir cette récompense, après Mario Lemieux (1991 et 1992) et Evgeni Malkin (2009).

L'attaquant de 28 ans est également devenu le deuxième hockeyeur dans l'histoire de la Ligue nationale, en compagnie de Joe Sakic, à gagner la Coupe Stanley, les trophées Conn-Smythe et Hart ainsi que des médailles d'or aux Jeux olympiques, au Championnat mondial et au Championnat du monde junior.

Une étoile est née

Matt Murray s'est aussi avéré l'un des rouages importants de l'équipe lors des séries 2016. Celui qui a pris la place de Marc-André Fleury devant le filet des Penguins a enregistré 15 des 16 triomphes des siens.

Le gardien recrue a repoussé 18 tirs sur une possibilité de 19 au cours du sixième duel. À l'autre bout de la patinoire, son homologue Martin Jones a également bien performé avec 24 arrêts.

« Je devais seulement demeurer détendu et concentré pendant cette série, tout en ne me souciant pas des éléments extérieurs. Je crois que j'ai assez bien géré la situation », a indiqué l'athlète de 22 ans.

Murray a bouclé son premier parcours printanier avec une moyenne de buts accordés par rencontre de 2,08 et un taux d'efficacité de ,923. Il compte d'ailleurs à son actif plus de matchs joués en séries (21) qu'en saison (13), un fait rarissime pour un portier partant et vainqueur de la Coupe Stanley.

Jamais durant les éliminatoires Murray n'a subi des défaites dans deux matchs consécutifs. Il a maintenu un dossier de 6-0 dans les affrontements qui ont suivi un revers.

Dumoulin lance les hostilités

Les visiteurs ont rapidement fait payer aux Sharks leur indiscipline. À mi-chemin de l'engagement initial, Brian Dumoulin a donné l'ascendant aux Penguins grâce à une frappe précise de la pointe en supériorité numérique.

Le défenseur a d'abord feinté de tirer, puis a décoché son lancer lorsque Melker Karlsson s'est placé entre lui et Jones. Le gardien des Sharks a aperçu le disque trop peu trop tard.

Dainius Zubrus, chassé 16 secondes plus tôt pour avoir fait trébucher ce même Dumoulin, n'a pas aidé la cause des siens. Les locaux ont fort probablement compris le message puisqu'ils n'ont écopé que d'une seule autre infraction.

Fidèles à leurs habitudes, les hommes de Peter DeBoer ont très peu sollicité Murray durant le premier tiers. Seulement quatre rondelles ont été dirigées vers le but pennsylvanien.

Une pause salutaire

Le premier entracte a donné un second souffle aux Californiens. Ils ont amorcé la période médiane sur les chapeaux de roue et ont fait 1-1.

Logan Couture s'est amené sur le flanc gauche et a usé de la même stratégie que Dumoulin afin de faire bouger les cordages. Le meilleur pointeur des séries s'est servi de Justin Schultz comme écran et a envoyé le disque entre les jambières de Murray.

La réalisation de Couture lui a permis d'atteindre deux intéressants plateaux dans les séries, soit les 10 buts et les 30 points en.

Les réjouissances n'ont toutefois duré que 79 petites secondes. Kristopher Letang, alimenté par Crosby, a redonné une longueur d'avance aux Penguins.

Le célèbre no 87 a saisi une rondelle près du filet et a légèrement contourné la cage de Jones avant de remettre à son défenseur. Letang a trompé la vigilance du cerbère canadien d'un tir à la volée.

La réussite du Québécois, sa troisième du printemps, a eu pour effet de procurer du rythme aux protégés de Mike Sullivan. Les Penguins ont surfé sur cet élan jusqu'à ce que la sirène signale la fin de la rencontre.

Entre-temps, Patric Hornqvist a complété la marque avec un but dans une cage déserte.

Avant de vaincre San José, les représentants de la Ville de l'Acier ont montré la porte de sortie à trois puissances de l'Association de l'Est. Les Rangers de New York, les Capitals de Washington et le Lightning de Tampa Bay ont véritablement heurté un mur lorsqu'ils ont croisé le fer avec les Penguins.

La vitesse des Pittsbourgeois a semé la consternation dans les camps adverses, du tour initial à la finale de la Coupe Stanley.

Par ailleurs, l'organisation des Sharks a rendu de vibrants hommages aux victimes de la fusillade d'Orlando, survenue plus tôt dans la journée de dimanche, ainsi qu'à Gordie Howe, ancienne gloire des Red Wings de Détroit qui est décédée vendredi.

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