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Les plaintes de harcèlement contre la chef du Parti vert Elizabeth May sont rejetées

Les trois plaintes de harcèlement d'anciens employés du Parti vert du Canada contre sa chef, Elizabeth May, ont été rejetées. L'enquête indépendante a révélé que les incidents ne répondent pas aux exigences de la Loi sur la santé et la sécurité au travail de l'Ontario.

L'enquête indépendante, lancée en janvier dernier, accepte les plaintes comme vraies, mais conclut qu'elles ne répondent pas à l'interdiction légale de harcèlement en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité au travail de l'Ontario.

Le rapport complet de Sheila Block restera confidentiel. Mais un résumé indique qu'après avoir recueilli des preuves et les avoir examinées dans leur contexte, les incidents ne satisfont pas à la norme juridique qui exige que la personne s'engage « dans un cours de commentaires ou de conduite vexatoires contre un travailleur dans un lieu de travail dont on sait ou dont on devrait raisonnablement savoir qu'il n'est pas le bienvenu. »

« Aux fins de notre analyse, nous avons accepté les allégations des plaignants comme étant vraies. Nous acceptons également le fait que les trois plaignants sont convaincus qu'ils ont été maltraités », peut-on lire dans le rapport.

« Cependant, à notre avis, leurs allégations, si elles sont acceptées comme étant vraies, n'atteignent pas le niveau de harcèlement en milieu de travail en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité au travail », ajoute-t-on.

L'enquête a été lancée à la suite de plaintes de Rob Rainer, de Diana Nunes et de Vanessa Brustolin, tous d'anciens employés du Parti vert du Canada.

Rainer a formulé neuf allégations de harcèlement en milieu de travail contre May ; sept pour des incidents l'impliquant et deux autres, examinés par l'équipe d'enquête dans le contexte d'une « relation tendue » entre May et lui.

« Il est clair pour nous que M. Rainer et Mme May ne s'aiment pas et qu'ils n'ont pas bien travaillé ensemble. Mme May attribue cela en grande partie au rendement au travail de M. Rainer. M. Rainer dit que c'était parce qu'il était prêt à « tenir tête à Mme May », selon le rapport.

« Des relations entre collègues qui ne s'entendent pas »

Plutôt que du harcèlement en milieu de travail, les incidents sembleraient plutôt assimilables à des relations entre collègues qui ne s'entendent pas.

« Parce qu'il n'a vu aucune faute dans sa performance, il a conclu qu'il était sujet à une attaque personnelle injustifiée. Les gens peuvent avoir et ont des attentes et des points de vue différents en ce qui concerne le rendement au travail d'une personne, mais les critiques à l'égard du rendement au travail d'une personne ne répondent pas à la norme juridique sur laquelle porte notre enquête », conclut le rapport.

Diana Nunes s'inquiétait du traitement réservé par May aux autres et plus généralement à l'administration du parti, mais le rapport conclut qu'il ne s'agit pas de harcèlement en milieu de travail.

Vanessa Brustolin a refusé d'être interviewée par les enquêteurs, mais après avoir examiné la documentation sur les incidents présumés, les enquêteurs ont également conclu qu'ils ne répondent pas aux exigences légales en matière de harcèlement.

Un communiqué de presse du Parti vert a déclaré que les accusations portées contre Elizabeth May « ne sont pas fondées » et que l'affaire est maintenant classée.

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