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Les pluies forcent les agriculteurs à épandre les pesticides par voie aérienne

Les averses régulières du début de l'été, qui ont gorgé les sols d'eau, ont forcé un nombre record d'agriculteurs du Centre-du-Québec à faire épandre des herbicides et des fongicides par voie aérienne. La machinerie agricole normalement utilisée ne pouvait pas se rendre dans les champs trop humides.

Un texte de Maude Montembeault

C’est du jamais vu à la ferme de Mario Proulx, à Baie-du-Febvre. La machinerie est restée dans le garage par crainte qu’elle ne s’enlise dans les champs de soya humides. Les risques de ruiner les récoltes étaient trop grands.

L’humidité contribue également à la prolifération des champignons dans le champ de maïs de la ferme Lisand, de Sainte-Hélène-de-Bagot. Les agriculteurs maudissent les conditions météorologiques cette année.

Aux grands maux, les grands moyens; plusieurs agriculteurs ont eu recours aux services de compagnies de location d’hélicoptères et d’avions pour épandre les pesticides. Une méthode qui coûte 50 % plus cher que la location des arroseuses automotrices habituellement utilisées.

Pour les Pétrin, une tonne de maïs par hectare a été sauvée grâce à l’épandage par voie aérienne.

Les compagnies de location sont débordées

Hakim Guiddir, propriétaire d'Hélispray, est débordé. L'entreprise de Saint-Mathieu-de-Beloeil, en Montérégie, suffit tout juste à la demande.

En plus des conditions météorologiques, Hakim Guiddir remarque aussi une hausse de popularité de ce service, surtout utilisé dans les prairies canadiennes et américaines.

« C'est de plus en plus populaire, oui. Ça grandit avec les années. Là, présentement, on commence à être quelques compagnies au Québec. »

Le procédé est cependant controversé. Ses critiques craignent que les pesticides n'atteignent plus facilement les cultures et les cours d'eau voisins en plus de décimer les populations d'abeilles, parce qu’il se fait du haut des airs.

Hélispray s’assure que tous les produits utilisés et leurs doses ont été approuvés par Santé Canada. Son propriétaire ajoute que grâce au système GPS utilisé, il est possible d’être précis et ainsi d'éviter les forêts et les ruisseaux qui jouxtent les champs.

De plus, le procédé d'épandage est normalement supervisé par un agronome.

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