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Les principaux patrons américains se portent à la défense des Dreamers

Les dirigeants des plus grandes entreprises américaines pressent les élus du Congrès de trouver une solution d'ici une semaine pour protéger les « Dreamers », ces clandestins arrivés aux États-Unis avec leurs parents alors qu'ils n'étaient que des enfants.

Quelque 800 000 d’entre eux risquent d’être expulsés en raison de la décision de l’administration Trump de mettre fin au programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrival), qui leur conférait un statut légal, un permis de travail et d'autres avantages pour une période renouvelable de deux ans.

La mise en œuvre de cette décision a cependant été reportée au 5 mars afin que le Congrès puisse trouver une solution au problème. L’administration Trump dit avoir annulé le programme DACA parce que l'ex-président Obama a usurpé le pouvoir du Congrès pour le mettre sur pied. Selon elle, il revient au Congrès de se pencher sur ce dossier.

Dans leur lettre publiée jeudi dans plusieurs journaux, dont le New York Times et le Wall Street Journal, les patrons de plusieurs grands noms de l'économie américaine comme Apple, Facebook, GM, Coca-Cola, Amazon, Google, Uber ou Hewlett-Packard se portent vigoureusement à la défense des Dreamers.

« Nous écrivons pour presser le Congrès d'agir immédiatement et d'adopter une solution législative bipartisane pour permettre aux "Dreamers" qui vivent, travaillent et contribuent à la vie de nos communautés de continuer à le faire », écrivent-ils.

« En plus de créer un énorme bouleversement dans la vie des employés [profitant du programme] DACA, toute absence de mesures entraînera la perte de talents pour des entreprises, déstabilisera la main-d’œuvre et entraînera des coûts importants », ajoutent-ils.

Ils citent à l’appui de cet argument une étude récente du CATO Institute, selon laquelle l'expulsion des Dreamers coûterait pas moins de 215 milliards de dollars à l'économie américaine.

Les chefs d’entreprise affirment que le Congrès doit résoudre le problème d’ici le 19 janvier, afin que l’administration dispose de 45 jours pour implanter les nouvelles mesures souhaitées.

La décision d’abolir le programme DACA a été temporairement bloquée par un juge fédéral de la Californie mardi.

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