Retour

Les problèmes d'eau potable dans les réserves discutés à l'ONU

Le manque d'eau potable dans trois réserves du nord-ouest de l'Ontario était à l'ordre du jour d'un comité des Nations Unies lundi à Genève en Suisse.

Le comité sur les droits économiques, sociaux et culturels devait entendre les descriptions des conditions de vie des Premières Nations de Shoal Lake 40, Neskantaga et Grassy Narrows (Asubpeeschoseewagong Netum Anishinabek). Amnistie internationale devait également soumettre au comité son résumé de l'état des droits de la personne au Canada. 

Judy DaSilva, membre de la communauté Grassy Narrows, voulait souligner dans sa présentation devant l'ONU que le manque d'eau potable constitue le viol d'un droit fondamental, celui d'une bonne santé.

« Le premier ministre [Justin] Trudeau dit que le Canada est de retour comme leader sur la scène internationale, explique Randy Fobister, chef intérimaire de Grassy Narrows. Comment est-ce possible quand il y a du mercure au fond de nos rivières et que nos familles boivent de l'eau insalubre depuis 20 ans? »

Dans son rapport à l'ONU sur la performance du Canada, Amnistie internationale appuie les propos des Premières Nations.

Quelques recommandations 

L'organisme recommande au Canada de collaborer avec les Premières nations pour s'assurer que leurs communautés ont accès à de l'eau potable et à des services d'égout convenables, ce qui inclut un financement adéquat et soutenu pour ces services.

Il demande au Canada d'amender la Loi sur la salubrité de l'eau potable des Premières nations pour garantir le respect du droit à l'autonomie gouvernementale des Premières nations pour la gestion de leurs systèmes d'eau.

Également, il voudrait voir le Canada garantir une compensation et un traitement adéquats pour les victimes d'empoisonnement au mercure de Grassy Narrows et des Premières Nations voisines.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Recettes de Noël - Ragoût de boulettes de dinde et épinards