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Les produits cosmétiques doivent être mieux encadrés, révèle un rapport

Santé Canada ne protège pas assez les Canadiens contre les dangers potentiels des produits cosmétiques, révèle un nouveau rapport de la commissaire à l'environnement et au développement durable.

Julie Gelfand a fait état, mardi, de plusieurs lacunes dans le Programme de la sécurité des produits de consommation de Santé Canada. Le Bureau du vérificateur général du Canada conclut que les Canadiens sont mal informés au sujet des composantes des produits de beauté, mais aussi des produits d'entretien ménager, comme le savon à linge.

« Il y a au-delà de 4000 produits chimiques différents sur le marché canadien maintenant, et plusieurs de ces produits chimiques se trouvent dans des produits de consommation que vous et moi utilisons tous les jours », affirme la commissaire.

L'abondance de cosmétiques contrefaits ou vendus en ligne inquiète aussi Mme Gelfand. Elle estime que les consommateurs doivent savoir qu'en réalité ces produits ne sont pas adéquatement surveillés.

Des étiquettes trompeuses

La commissaire Julie Gelfand recommande que Santé Canada teste davantage ces produits. Selon elle, le ministère n'exerce pas assez de contrôle sur leur teneur en substances interdites, en contaminants microbiens et en métaux lourds.

Elle précise que certains termes couramment utilisés par les marques ne garantissent pas qu'ils sont sans danger pour la santé. Elle explique, entre autres, qu'il n'y a aucune norme concernant les termes tels que « hypoallergénique », « sans agents de conservation », « sans parfum » ou « non parfumé ». 

La commissaire souligne par ailleurs que, même si la loi interdit la vente de produits non conformes, les entreprises ne sont pas obligées de prouver leur conformité avant de les mettre en vente. De plus, elles ne sont pas tenues d'informer Santé Canada des incidents de santé et sécurité liés à l'utilisation de cosmétiques.

Le rapport rappelle également que le ministère fédéral de la Santé avait lui-même proposé d'exiger la mention obligatoire de 26 substances allergènes de fragrances connues sur les étiquettes des produits. Cela aurait aussi permis d'harmoniser les exigences canadiennes avec celles de l'Union européenne, en vigueur depuis 2003. Le ministère a finalement décidé, en 2012, de ne pas mettre en oeuvre cette amélioration.

Santé Canada a dit être généralement d'accord avec les recommandations de la commissaire et affirme réévaluer son programme, afin de pouvoir détecter les substances interdites ou restreintes et d'informer les Canadiens.

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