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Les rebelles syriens reprennent la ville symbolique de Dabiq

Des rebelles syriens soutenus par la Turquie ont réussi à reprendre le contrôle de Dabiq et de Soran, deux villes situées près de la frontière turque, infligeant une défaite significative au groupe armé État islamique.

« Les rebelles ont pris Dabiq après le retrait des djihadistes de l'EI », a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui dispose d'un vaste réseau de sources dans la Syrie en guerre.

L'agence de presse officielle turque Anadolu a indiqué que 9 rebelles avaient été tués et que 28 autres avaient été blessés au cours des combats. Des sources au sein des services de sécurité ont indiqué à l'agence que les opérations n'étaient pas terminées.

Un des groupes rebelles, l'Union Fastaqim, a confirmé sur Twitter que Dabiq était tombée après de violents combats.

Cette frappe militaire s'inscrit dans le cadre d'une opération plus vaste lancée le 24 août dernier et surnommée « Bouclier de l'Euphrate ». Cette opération, menée par la Turquie et ses alliés parmi les groupes rebelles syriens, a deux objectifs : repousser les combattants de l'EI et empêcher les Kurdes syriens d'avancer sur le territoire.

Les raids meurtriers se poursuivent

Ailleurs en Syrie, les affrontements se poursuivent entre les forces du régime du président Bachar Al-Assad, ses alliés et les insurgés.

Trois quartiers rebelles d'Alep ont été bombardés dimanche. Les rebelles ont répliqué avec des tirs de roquettes sur des zones détenues par le régime. Selon l'agence de presse syrienne Sana, 2 civils ont péri et 16 autres ont été blessées dans ces affrontements.

Ces derniers développements surviennent au moment où le secrétaire d'État américain, John Kerry, multiplie les efforts diplomatiques pour relancer les discussions sur la situation en Syrie, notamment les bombardements à Alep.

Samedi, M. Kerry avait rencontré son homologue russe Sergueï Lavrov à Lausanne, en Suisse, pour discuter de l'offensive russo-syrienne sur les quartiers rebelles d'Alep.

Au terme de la rencontre, à laquelle ont également pris part l'Iran, l'Irak, le Qatar, la Jordanie, l'Arabie saoudite, l'Égypte et la Turquie, aucune avancée n'avait été réalisée dans le dossier.

Depuis l'échec du dernier cessez-le-feu fin septembre, l'offensive russo-syrienne contre la partie d'Alep tenue par les rebelles a causé la mort de plus de 370 personnes, essentiellement des civils, selon l'OSDH.

John Kerry doit se rendre à Londres aujourd'hui, cette fois pour rencontrer des représentants européens, dont Boris Johnson, ministre britannique des Affaires étrangères.

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