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Les réponses aux 5 questions les plus googlées sur Thomas Mulcair

Google a compilé les cinq questions les plus posées sur les cinq leaders des principaux partis politiques ces six derniers mois, nous avons trouvé les réponses. Ici, pour Thomas Mulcair, chef du Nouveau Parti démocratique.

Un texte de Marie-Ève Maheu

1. « Qui est Thomas Mulcair? »

M. Mulcair s'est fait connaître au Québec comme un libéral durant le règne de Jean Charest. Comme ministre de l'Environnement (2003-2006), il s'est vivement opposé à la privatisation d'une partie du parc provincial du mont Orford. Il a perdu son ministère à la suite de ce conflit ouvert avec M. Charest, et il a préféré quitter la politique provinciale, 13 ans après y avoir fait le saut. 

L'avocat de profession, issu d'une famille nombreuse et plutôt modeste de Montréal, est moins bien connu dans le Canada hors Québec. Son tempérament fougueux à la Chambre des communes lui a valu le surnom d'« Angry Tom » (Tom fâché) de la part de certains commentateurs anglophone. Une image dont l'avocat de profession tente maintenant de se défaire.

2. « Pourquoi Harper n'attaque-t-il pas Mulcair? »

Ce n'est pas tout à fait juste. Il l'attaque moins, mais il l'attaque. Par exemple, Stephen Haper met les néo-démocrates et les libéraux dans le même bateau lorsqu'il s'en prend à la politique économique de ses adversaires, qui risque selon lui de transformer le Canada en Grèce.

Plus récemment, le Parti conservateur a commencé à cibler directement Thomas Mulcair avec des publicités : son passé de député libéral, l'enveloppe brune qui lui a été offerte par l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt (qu'il dit avoir refusée), et le scandale des bureaux satellites utilisés à des fins partisanes. Harper l'attaque aussi indirectement en s'en prenant au gouvernement néo-démocrate de Rachel Notley, en Alberta, qu'il qualifie de « désastre ». Regardez un exemple de publicité conservatrice ci-dessous.

Pour regarder la vidéo sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Mais il est clair que Justin Trudeau est davantage dans la ligne de mire de Stephen Harper que Thomas Mulcair, même s'il est plus faible dans les sondages. La raison est simple : les votes que les conservateurs peuvent aller chercher dans l'espoir de l'emporter sont du côté des libéraux, chez leur électorat plus à droite.

3. « Thomas Mulcair propose-t-il d'abandonner le projet de loi C-51? »

Le chef néo-démocrate promet, s'il est élu, d'abroger la loi antiterroriste qui, selon lui, compromet les droits et libertés des Canadiens. Parmi ses préoccupations : les nouveaux pouvoirs qui sont accordés au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), le manque de mécanisme de surveillance et la définition trop large de ce qui constitue une menace.

Le NPD a voté contre son adoption le 6 mai dernier.

4. « Est-ce que Mulcair est un nom français? »

C'est plutôt irlandais. Dans son autobiographie Le courage de ses convictions, il raconte que son arrière-grand-père paternel est né près de la rivière Mulcair, dans le comté de Limerick, en Irlande, et qu'il a émigré au Canada durant la Grande Famine des années 1840.

Sa mère, cependant, est une Québécoise francophone, qui s'est assurée que ses enfants reçoivent une solide formation en français. Un de ses ancêtres est l'ancien premier ministre du Québec Honoré Mercier.

5. « Quelle est la religion de Thomas Mulcair? »

M. Mulcair vient d'une famille catholique, suffisamment dévouée pour assister aux messes avant l'école durant la semaine, apprend-on toujours dans son autobiographie. Mais il ne va plus régulièrement à l'église.

6. Recherche associée : « Est-ce que le NPD et les libéraux pourraient former une coalition? »

Le chef néo-démocrate, Thomas Mulcair, a rappelé que le NPD vise d'abord et avant tout la défaite des conservateurs, mais que Justin Trudeau avait toujours fermé la porte à une coalition.

Ce qui est effectivement le cas. Selon le chef libéral, les programmes des deux partis sont trop différents. Plus tôt cette année, il a laissé entendre que c'est le style de Thomas Mulcair qui le rebutait et qu'il serait « peut-être » plus ouvert à une coalition si quelqu'un d'autre que lui dirigeait le NPD.

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