Retour

Les routes forestières nuisent à la population des grizzlys

Une étude de l'Université de l'Alberta démontre qu'une forte densité routière a un impact négatif sur la population des grizzlys.

Selon le biologiste Clayton Lamb, les grizzlys peuvent souvent être tués par des véhicules et ils évitent aussi l’habitat aux alentours de ces routes.

Pour souligner ces risques, les chercheurs ont étudié la population de grizzlys des montagnes Monashees, une région du sud-est de la Colombie-Britannique. Ils ont récolté des échantillons d’ADN des poils de ces grands ours bruns pour déterminer la densité de leur population.

Par ailleurs, de nombreux efforts ont été mis en place dans la région Monashees depuis plus de 20 ans pour soutenir la population des grizzlys, comme l’interdiction de la chasse et la création de parcs provinciaux.

Selon l’étude, il y aurait environ 27 % moins de grizzlys dans cette région si de telles mesures n’avaient pas été mises en places.

La population de grizzlys a augmenté dans les montagnes Monashees d’environ 50 % depuis 1997, affirment les chercheurs. Cependant, les régions qui ont une densité de plus de 600 mètres de route par kilomètre carré constatent une présence d'ours bien moins élevée.

Les chercheurs recommandent donc de ne pas dépasser cette limite.

M. Lamb affirme néanmoins qu'une recommandation volontaire n'est pas suffisante, car la densité routière atteint parfois en Alberta 1,6 km de route par kilomètre carré, surtout en raison des activités forestières.

« Des régions sans activités routières sont nécessaires pour aider la population des grizzlys », affirme Clayton Lamb.

Il ajoute que d’autres animaux, tels que les wapitis et les moutons de montagnes, bénéficieront aussi d’un respect de ces recommandations.

Plus d'articles